Publié le 29 décembre 2025 à 10h08. Alors que les pourparlers de paix entre l’Ukraine et la Russie progressent sous l’égide de Donald Trump, des tensions persistent sur le terrain et des divergences majeures subsistent quant aux garanties de sécurité offertes à Kiev.
- Un sous-marin russe a été détecté en eaux britanniques, surveillant un gazoduc stratégique.
- Donald Trump et Volodymyr Zelensky ont tenu des discussions en Floride, aboutissant à un accord de principe sur des garanties de sécurité, mais des questions territoriales restent en suspens.
- La Russie maintient ses exigences concernant le territoire ukrainien occupé et l’adhésion de Kiev à l’OTAN.
Les négociations en cours, facilitées par l’intervention de l’ancien président américain Donald Trump, semblent avancer, mais restent fragiles. Moscou reconnaît un rapprochement vers un accord de paix, tout en soulignant la perte continue de territoires par l’Ukraine, ce qui pourrait compliquer toute concession de la part de Kiev. Un entretien direct entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky n’est pas encore à l’ordre du jour, mais un nouvel appel entre Trump et Poutine est prévu prochainement.
Parallèlement à ces efforts diplomatiques, des incidents de sécurité se sont produits. L’armée de l’air ukrainienne a rapporté avoir intercepté 25 drones russes lancés dimanche, alors que Trump et Zelensky étaient en réunion. Ces attaques, ciblant notamment la région de Tchernihiv et de Donetsk, interviennent après un bombardement aérien massif de plusieurs villes ukrainiennes, dont Kiev, quelques jours auparavant.
Les garanties de sécurité proposées par les États-Unis, calquées sur l’article 5 de l’OTAN, prévoient une défense collective en cas d’attaque. Cependant, elles ne correspondent pas aux 50 ans de protection demandés initialement par l’Ukraine, se limitant à une période de 15 ans. Selon des responsables américains, Washington s’engagerait à intervenir en cas de violation de la paix par la Russie, mais les détails de cette intervention restent flous.
Donald Trump a déclaré que les deux parties étaient d’accord à « 95 % » sur les questions majeures, tout en reconnaissant l’existence de « questions épineuses » à résoudre. L’infrastructure énergétique, notamment le gazoduc reliant la Grande-Bretagne et l’Irlande, est au centre des préoccupations, comme en témoigne la présence d’un sous-marin russe surveillant les fonds marins. Le ministère britannique de la Défense a confirmé que ce sous-marin suivait le navire Libérer, soupçonné d’enquêter sur le gazoduc.
Volodymyr Zelensky a affirmé que Trump avait offert des garanties de sécurité solides, acceptées à « 100 % », et qu’un programme de prospérité, incluant un possible accord de libre-échange avec les États-Unis, était envisagé. Il a également évoqué un plan de paix en 20 points, qui devrait être signé par l’Ukraine, les États-Unis, la Russie et l’Europe, et soumis à un référendum en Ukraine.
La Russie, pour sa part, réaffirme son opposition à toute présence de troupes de l’OTAN en Ukraine, qu’elle considère comme des forces de maintien de la paix. Elle insiste sur ses exigences territoriales et politiques, rendant la perspective d’un accord de paix durable encore incertaine.
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