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Die Linke arrive en tête à Berlin et Elif Eralp brigue la mairie

À l'issue des élections régionales du 20 septembre 2026, le parti de gauche radicale Die Linke est arrivé en tête à Berlin avec environ 25 % des voix.

Die Linke arrive en tête à Berlin et Elif Eralp brigue la mairie

À l’issue des élections régionales du 20 septembre 2026, le parti de gauche radicale Die Linke est arrivé en tête à Berlin avec environ 25 % des voix. Sa tête de liste, Elif Eralp, pour ravir la mairie de la capitale tout en faisant face à de vives controverses liées à des accusations d’antisémitisme.

Le scrutin berlinois a redistribué les cartes politiques de la capitale allemande, propulsant la formation de gauche radicale au centre du jeu institutionnel. Alors que le parti conservateur de la CDU, emmené au niveau national par le chancelier Friedrich Merz, recule à environ 20 % des suffrages, Die Linke s’impose avec un score compris entre 24,5 % et 26 % selon les estimations des chaînes de télévision publiques ARD et ZDF. Cette percée historique place la juriste Elif Eralp en position directe pour diriger la cité-État.

Elif Eralp et le défi d’une coalition à gauche

Sa campagne, axée sur la crise aiguë du logement qui pèse sur les locataires berlinois, a trouvé un écho puissant auprès d’un électorat jeune et urbain. Pour accéder au Rote Rathaus, la mairie historique, la candidate doit désormais bâtir une alliance solide.

Die Linke arrive en tête à Berlin et Elif Eralp brigue la mairie
Photo : leparisien.fr

Les instances dirigeantes de Die Linke ont programmé un congrès pour statuer sur une offre de sondage formelle adressée aux Verts et au Parti social-démocrate (SPD). Les co-présidents du parti, Kerstin Wolter et Maximilian Schirmer, ont exprimé leur confiance quant à un vote favorable des délégués. Toutefois, l’arithmétique politique s’annonce complexe. Tandis que les Verts affichent un score d’environ 15 %, le SPD enregistre un plus bas historique autour de 12 %.

Tensions politiques et controverses autour de la soirée électorale

La dynamique de victoire a été assombrie dès les premières heures par des polémiques concernant la soirée électorale organisée par la section locale de Neukölln. La présence d’Ibrahim Ibrahim, un militant propalestinien lié à des organisations classées terroristes par l’Union européenne selon les autorités berlinoises, a suscité une réprobation générale dans la classe politique. Une autre figure controversée, Issa Remmo, membre d’un clan criminel notoire, a également été repérée avant d’être invitée à quitter les lieux par les organisateurs.

Die Linke arrive en tête à Berlin et Elif Eralp brigue la mairie
Photo : 20 Minutes
Die Linke arrive en tête à Berlin et Elif Eralp brigue la mairie
Photo : rfi.fr

Ces incidents ont immédiatement alimenté un front critique mené par le chancelier Friedrich Merz. Ce dernier a mis en garde contre une montée d’un antisémitisme radical qu’il accuse certains cercles de tolérer. Le coprésident du SPD, Steffen Krach, a qualifié cette présence d’insupportable, exigeant des garanties et des actes clairs de la part de la direction de Die Linke avant toute discussion de gouvernement.

On doit savoir avec qui on fait la fête.

Steffen Krach, chef de file des sociaux-démocrates berlinois, via Rheinische Post

Face aux critiques, la co-présidente du parti, Ines Schwerdtner, a reconnu l’absence de listes de contrôle strictes tout en assurant que les individus problématiques avaient été écartés dès leur identification. Elif Eralp a pour sa part multiplié les messages d’apaisement, affirmant sa volonté de garantir la sécurité de l’ensemble des habitants de la capitale, qu’ils soient juifs, musulmans ou queer.

Entre promesses sociales et réalisme budgétaire

Le projet programmatique porté par les vainqueurs du scrutin repose sur des mesures d’envergure destinées à répondre à la vie chère. Parmi les propositions phares figure la mise en œuvre du référendum de 2021 sur la socialisation des grands groupes immobiliers moyennant indemnisation. Si les Verts se montrent ouverts à cette perspective, le SPD s’y oppose fermement, augurant de négociations ardues.

Die Linke Eralp jubelt über den Sieg in Berlin, Koalitionsgespräche dürften schwierig werden | ntv

Le programme inclut également un plafonnement des loyers pour de nombreux logements communaux, la création de cantines de quartier à prix modérés et la gratuité des repas scolaires pour un plus grand nombre d’élèves. Pour financer ces chantiers, la gauche radicale suggère l’instauration d’une taxe sur les villas de luxe pour les acquisitions supérieures à quatre millions d’euros, ainsi qu’une hausse des taxes professionnelles et foncières. Les experts budgétaires des autres formations politiques expriment de sérieux doutes quant à la viabilité financière de ces mesures, alors que le prochain budget de la ville doit déjà faire face à un déficit structurel évalué à quatre milliards d’euros.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.