La volatilité sur les marchés des changes devrait rester contenue à court terme, mais l’espoir d’une avancée dans les négociations de paix russo-ukrainiennes pourrait bien redessiner les cartes la semaine prochaine, favorisant l’euro et d’autres monnaies européennes.
Les échanges de devises sont actuellement limités par les vacances de Thanksgiving aux États-Unis, ce qui maintient les fluctuations dans des fourchettes étroites. Le dollar américain, bien que stable, reste susceptible d’une légère baisse par rapport aux taux d’intérêt à court terme. Les analystes d’ING estiment que le dollar est légèrement surévalué à court terme par rapport à la plupart des pays du G10 et prévoient un retour à sa moyenne mobile sur 50 jours, autour de 99,0.
L’attention se porte désormais sur les développements géopolitiques. Le président Poutine a indiqué hier que les discussions tenues à Genève pourraient servir de base à un futur accord avec l’Ukraine. L’envoyé américain pour la paix, Steve Witkoff, se rendra à Moscou la semaine prochaine, ce qui pourrait stimuler les anticipations d’une percée diplomatique avant son arrivée. Tout progrès significatif dans les négociations devrait, selon les experts, affaiblir le dollar et soutenir les monnaies européennes à fort potentiel de hausse.
Du côté de la zone euro, la publication aujourd’hui des estimations préliminaires de l’indice des prix à la consommation (IPC) en France, en Espagne, en Italie et en Allemagne ne devrait pas modifier fondamentalement les perspectives inflationnistes. Les prévisions d’ING pour la Banque centrale européenne (BCE) restent inchangées : aucun changement de politique monétaire n’est attendu avant 2026.
Cependant, les procès-verbaux de la dernière réunion de la BCE ont confirmé une orientation potentiellement accommodante. Si l’inflation persiste à un niveau élevé, les membres les plus dovish de la BCE pourraient être amenés à envisager de nouvelles baisses de taux. Les perspectives restent optimistes jusqu’à la fin de l’année, mais une amélioration durable de l’euro dépendra principalement de l’évolution positive des négociations de paix en Ukraine, en attendant la publication de nouvelles données économiques américaines ou de nouvelles indications de la Réserve fédérale américaine (Fed).
À lire aussi
