Publié le 17 décembre 2025 à 18h30. Le monde du football italien est en deuil après la disparition d’Eugenio Perico, figure emblématique de l’Atalanta et ancien défenseur d’Ascoli, à l’âge de 74 ans. Un joueur et entraîneur respecté, connu pour son caractère bien trempé et son efficacité sur le terrain.
- Eugenio Perico a disputé 236 matchs de Serie A et Serie B avec Ascoli, un record absolu pour le club.
- Il a contribué à deux montées de l’Atalanta en Serie A dans les années 1980.
- Il a été un mentor important pour le jeune Roberto Donadoni, futur international italien.
Eugenio Perico, né à Curno en 1951, a débuté sa carrière à l’Atalanta en 1970 avant de rejoindre Ascoli. Avec le club des Marches, il a rapidement atteint la Serie A et s’est imposé comme un pilier de la défense. Il détient toujours le record du nombre de matchs disputés en Serie A et Serie B sous les couleurs d’Ascoli : 236 rencontres.
Après huit saisons passées à Ascoli, Perico est revenu à l’Atalanta en 1981, quittant l’élite du football italien où il avait joué tous les matchs de la saison précédente. Il a ensuite joué un rôle clé dans la promotion de l’Atalanta en Serie A en 1984, participant à un double bond spectaculaire de la Serie C1 à la Serie A en l’espace de trois ans.
Au-delà de ses qualités de joueur, Eugenio Perico a marqué les esprits par son rôle de “grand frère” auprès des jeunes talents. Il a notamment accompagné Roberto Donadoni, jeune joueur introverti de Bergame, qui a ensuite connu une carrière brillante au Milan AC et en équipe nationale.
Son dernier match professionnel a été disputé lors de la finale de la Coupe d’Italie 1986-87, perdue 0-1 contre Naples.
Après avoir raccroché les crampons, Perico s’est tourné vers le métier d’entraîneur, en prenant en charge les équipes de jeunes de l’Atalanta. Il y a remporté quatre championnats dans la catégorie Giovanissimi Nazionali, lors des saisons 2001-2002, 2003-2004, 2004-2005 et 2007-2008.
En 2015, lors de la fin de son expérience au sein du centre de formation de l’Atalanta, Mino Favini lui avait rendu hommage dans les colonnes de L’Eco :
« Je tiens à le remercier pour tout. C’était un entraîneur extraordinaire, il inspirait peut-être la peur, mais c’était un grand pédagogue et un homme exquis. Les enfants le craignaient mais ensuite ils ont compris l’importance d’Eugenio. »
Il avait également souligné son importance dans l’évaluation des jeunes joueurs :
« C’est la personne qui m’aide le plus dans les relations, dans les observations, dans les jugements des observateurs, c’est-à-dire celui qui connaît le mieux les problèmes du secteur. »
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