Publié le 8 décembre 2025 à 12h31. L’enquête pour corruption et blanchiment d’argent au casino Saint-Vincent suscite des réactions politiques divergentes, le président de la Vallée d’Aoste insistant sur la nécessité de distinguer les responsabilités individuelles de l’avenir de l’établissement, tandis que l’opposition réclame des éclaircissements sur les failles de contrôle.
- Le président du Conseil de la Vallée, Stefano Aggravi, souligne que l’affaire ne doit pas éclipser les enjeux industriels et stratégiques du casino.
- Il insiste sur le caractère privé de la gestion du casino et la nécessité de protéger son système de contrôle interne.
- L’Alleanza Verdi Sinistra (AVS) interpelle le président de la Région sur l’efficacité des systèmes de contrôle et les mesures prises à l’égard des personnes impliquées.
Stefano Aggravi, représentant du Rassemblement Valdôtain et actuel président du Conseil de la Vallée, a pris position sur l’enquête en cours concernant des allégations de corruption et de blanchiment d’argent au casino Saint-Vincent. Dans un message publié sur son blog, il a souligné que les investigations portaient sur des « comportements personnels et des crimes présumés de nature individuelle » et que la justice devait faire son travail. Cependant, il a insisté sur le fait que ces affaires ne devaient pas détourner l’attention du problème fondamental : l’avenir du Casino de la Vallée.
« Il est essentiel que la réputation et l’intégrité du système de contrôle interne du Casino soient non seulement protégées, mais clairement démontrées », a-t-il déclaré. M. Aggravi a également rappelé que le casino est une « réalité gérée de manière privée » et qu’il serait donc une « grave erreur de superposer l’éventuelle responsabilité pénale des individus à une évaluation globale de l’entreprise ». Il a mis en garde contre la confusion entre « comportement individuel et stratégie d’entreprise », estimant que cela pourrait nuire à la communauté valdôtaine et à l’avenir économique de l’établissement.
Parallèlement, l’Alleanza Verdi Sinistra (AVS) a déposé une question écrite auprès du président de la Région, signée par les conseillers Chiara Minelli et Eugenio Torrione. L’AVS s’appuie sur les constatations du juge d’instruction, qui a relevé « l’inefficacité absolue des systèmes de contrôle mis en place au sein de la maison de jeux ». Ils demandent à savoir si une enquête a été ouverte sur cet aspect précis.
La question de l’AVS porte également sur les mesures prises à l’encontre des deux fonctionnaires faisant l’objet de l’enquête – un sujet déjà évoqué par Rodolfo Créer, le directeur de la maison de jeux – et sur les éventuelles enquêtes internes menées récemment pour vérifier tout comportement incorrect, toute violation des réglementations et des responsabilités des salariés.
Dans le programme législatif de la majorité actuelle figure une analyse approfondie du processus de privatisation du casino. Stefano Aggravi estime que cette analyse est indispensable, s’appuyant sur les travaux déjà réalisés par EY et Grimaldi|Alliance. « Des documents, analyses et idées importants sont déjà disponibles », a-t-il précisé, « qui offrent une base solide pour identifier une solution crédible, efficace et surtout réellement viable ». Le processus a débuté au sein de la Quatrième Commission et nécessitera, selon M. Aggravi, « une analyse plus approfondie et des moments de discussion » afin de choisir « enfin et de manière responsable, quel rôle le Casino devra jouer en Vallée d’Aoste dans les années à venir », et ce « sans illusions, sans nostalgie et sans exploitation d’aucune sorte ».
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