Publié le 4 décembre 2025 à 08h38. L’équipe d’Espagne de handball féminin est dos au mur dans le tour principal de la Coupe du monde, après une défaite inattendue face à la Serbie. La rencontre de jeudi contre l’Islande à Dortmund s’annonce cruciale pour espérer une qualification en quarts de finale.
- La défaite contre la Serbie (29-31) compromet sérieusement les chances de l’Espagne de se qualifier.
- L’Islande, bien que moins favorite, avait créé la surprise face à l’Espagne en phase de groupes.
- L’entraîneur Ambros Martin insiste sur la nécessité de gagner les deux prochains matchs et d’oublier les erreurs passées.
Les « Guerreras » espagnoles n’ont plus le droit à l’erreur. Après un revers surprenant face à la Serbie (29-31) mardi dernier, l’équipe est contrainte de remporter ses deux prochaines rencontres pour conserver une chance d’accéder aux quarts de finale de la Coupe du monde de handball féminin, qui se déroule à Dortmund, en Allemagne.
La défaite contre la Serbie a été particulièrement amère, l’Espagne ayant laissé filer un avantage de six buts en seconde période (23-17). Un partiel de 0-6 en faveur des Serbes, combiné à des imprécisions offensives, a permis à l’équipe adverse de renverser la situation. La joueuse serbe Inonder les dédatés a été nommée meilleure joueuse du match grâce à ses 11 buts, tandis que Jovovic et Risović se sont avérées particulièrement difficiles à contenir pour l’attaque espagnole.
« Elles ont profité d’une exclusion pour se rapprocher au tableau d’affichage, ce qui nous a généré beaucoup de stress. Dans des situations où nous nous débrouillions très bien, nous avons commencé à montrer des signes d’insécurité en défense et un manque de situations claires en attaque. »
Ambros Martin, entraîneur de l’équipe d’Espagne
Conscient de la situation, l’entraîneur Ambros Martin est lucide :
« Nous savons que nous ne dépendons plus d’autres résultats et que nous sommes obligées de gagner les deux prochains matchs. Je crois sans aucun doute que nous pouvons le faire. Ce que nous ne pouvons pas faire, c’est rejouer ce match ou ces moments-là ; nous ne pouvons qu’en tirer des leçons pour la suite. »
Ambros Martin, entraîneur de l’équipe d’Espagne
Le prochain adversaire, l’Islande, est a priori moins bien classée que l’Espagne. Cependant, les Islandaises avaient déjà créé la surprise en battant les Îles Féroé lors de la phase de groupes, et avaient même inquiété l’Espagne lors de leur première rencontre. L’Islande participe à sa deuxième phase finale d’un Championnat du monde, après sa première participation en 2011 où elle avait atteint les huitièmes de finale. Après douze ans d’absence, elle est revenue en 2023 sur invitation, mais s’est qualifiée cette année sur ses propres mérites, tout comme pour le Championnat d’Europe 2024.
Le parcours islandais a été plus difficile, avec une seule victoire en trois matchs de groupe, face à l’Uruguay (33-19). Elles ont ensuite subi des défaites contre l’Allemagne (32-25) et la Serbie (27-26), cette dernière étant plus serrée. Lors de leur premier match du tour principal, elles ont perdu lourdement contre le Monténégro (27-36). L’Espagne devra notamment surveiller de près la meneuse de jeu Elín Rósa Magnúsdóttir, autrice de six buts sur sept tentatives contre le Monténégro, ainsi que l’ailière gauche Dana Gudmundsdóttir et l’arrière droite Thórey Anna Ásgeirsdóttir. Sandra Erlingsdottir, également meneuse de jeu, est une autre joueuse à prendre en considération.
Les confrontations entre l’Espagne et l’Islande en phase de qualification sont équilibrées, avec deux victoires espagnoles à domicile et deux défaites sur le sol islandais. En octobre 2011, dans le cadre des qualifications pour le Championnat d’Europe, l’Espagne avait gagné 27-22, avant de s’incliner 21-18 lors du match retour en mai 2012. Plus récemment, lors des qualifications pour la Coupe du monde, l’Espagne s’était imposée 35-26, tandis que l’Islande avait gagné à domicile 32-31.