Publié le 24 septembre 2025. Le remake d’Anaconda, signé Tom Gormican, tente une satire méta-cinématographique de l’industrie hollywoodienne, mais échoue à recréer la magie du film d’horreur original de 1997, se perdant dans une comédie sans éclat.
- Le film suit un groupe d’amis de Buffalo, New York, qui décident de refaire Anaconda de manière indépendante en Amazonie brésilienne.
- La comédie se moque de l’obsession d’Hollywood pour les remakes et les propriétés intellectuelles existantes.
- Malgré un casting talentueux, le film peine à trouver un équilibre entre l’humour et la tension horrifique.
Le nouveau Anaconda, réalisé par Tom Gormican, connu pour son film parodique Le Poids insupportable des talents massifs, s’éloigne radicalement de l’esprit du film original de 1997. Là où le premier opus misait sur des effets spéciaux pratiques, une violence animale menaçante et un certain charme kitsch, ce remake opte pour une comédie plus conventionnelle, manquant de mordant et d’originalité.
L’intrigue suit Griff (Paul Rudd), un acteur amateur qui prétend avoir acquis les droits légaux du film Anaconda, et ses amis Doug (Jack Black), un vidéaste de mariage insatisfait, Kenny (Steve Zahn), en lutte contre ses démons, et Claire (Thandiwe Newton), fraîchement divorcée. Ensemble, ils se lancent dans une aventure périlleuse en Amazonie brésilienne pour tourner leur propre version du film, mais se retrouvent rapidement confrontés à un anaconda bien réel.
Gormican et son co-scénariste, Kevin Etten, peinent à intégrer les éléments de suspense et de survie dans une satire hollywoodienne qui critique l’obsession de l’industrie pour les remakes. Au cœur du film se trouve un message positif sur la création artistique collaborative, mais les intrigues secondaires, impliquant des activités illégales et des personnages peu recommandables, semblent artificielles et alourdissent le récit. Daniela Melchior incarne Ana Almeida, la capitaine du bateau, mais son rôle apparaît superflu et son personnage n’apporte pas grand-chose à l’histoire.
Les scènes comiques, bien que parfois amusantes, nuisent souvent à la tension. Paul Rudd apporte son charme habituel au rôle de Griff, tandis que Jack Black livre une performance énergique, fidèle à son style. Cependant, l’humour du film est souvent prévisible et manque de subtilité. Les références à d’autres films, tels que Jurassic Park et Ed Wood, sont évidentes, mais ne suffisent pas à sauver le film.
« Bien sûr, l’Anaconda de 1997 a un accessoire de serpent en caoutchouc, mais je préfère qu’il soit utilisé plutôt que la pixellisation sans vie affichée. »
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Gormican ne parvient pas à créer une atmosphère de terreur ou de suspense. L’ouverture du film, avec une course-poursuite en moto, est confuse et dénuée d’intérêt. Les scènes de constriction sont répétitives et manquent d’impact. Le film ne parvient pas à effrayer ou à captiver le spectateur.
Le film souffre également d’un manque de cohérence tonale. Les gags sont souvent lourds et les blagues sur l’échec de la sobriété de Kenny, les disputes entre Doug et Griff, ou les motivations de Sony, ne sont pas particulièrement inspirées. Le film tente de se moquer de l’industrie du cinéma, mais ses critiques manquent de profondeur et d’originalité.
En fin de compte, ce remake d’Anaconda ne parvient pas à capturer l’esprit du film original. Il s’éloigne trop de l’œuvre de 1997, tout en étant trop insipide pour être véritablement divertissant. Le concept de base, celui d’un groupe d’amis qui tentent de refaire Anaconda et se retrouvent confrontés à un véritable serpent, avait du potentiel, mais il n’est pas exploité à son plein potentiel. Le film se contente de recycler des clichés et des idées déjà vues, sans apporter de réelle valeur ajoutée.
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