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Hollywood se bat à nouveau, Jane Fonda fait réviser le comité pour le premier amendement

by Nicolas Lefèvre

Un collectif d’artistes et de personnalités du monde du divertissement, mené par Jane Fonda, a relancé le Comité pour le premier amendement, une organisation née en 1947 pour défendre la liberté d’expression à Hollywood. Cette initiative intervient alors que s’intensifient, selon ses membres, les pressions sur les voix critiques à l’égard du pouvoir en place.

Plus de 800 professionnels du spectacle, parmi lesquels figurent Spike Lee, Billie Eilish et Pedro Pascal, ont rejoint Fonda dans ce nouveau mouvement. Ils dénoncent des tentatives gouvernementales de « faire taire les critiques » envers le gouvernement, les médias, la justice, l’université et l’industrie du divertissement, comme l’indique un communiqué publié cette semaine.

« Ces forces sont de retour », avertit le groupe, évoquant une « période sombre où le gouvernement fédéral a réprimé et persécuté les citoyens américains en raison de leurs convictions politiques ». Fonda, 87 ans, a précisé dans une vidéo diffusée mercredi qu’il ne s’agissait pas de créer une nouvelle organisation, mais de « développer un mouvement » basé sur la « non-coopération créative et non-violente ». Elle a cité le boycott de la plateforme Disney+ suite à la suspension de Jimmy Kimmel par la chaîne ABC comme un exemple de protestation par l’action.

Le Comité pour le premier amendement avait été créé en 1947 en réponse aux audiences menées par la Commission des activités anti-américaines de la Chambre des représentants (HUAC), qui cherchait à identifier et à exclure les sympathisants communistes de l’industrie cinématographique. À l’époque, des figures emblématiques comme Henry Fonda, Lucille Ball, Judy Garland, Humphrey Bogart, Gene Kelly et Frank Sinatra s’étaient rendus à Washington pour témoigner contre ces pratiques.

Bien que la déclaration du comité ne mentionne pas directement l’ancien président Trump, la Maison Blanche a réagi. La porte-parole Abigail Jackson a déclaré que « le président Trump est un fervent défenseur de la liberté d’expression, étant lui-même une personne qui sait ce qu’est la censure », qualifiant les accusations démocrates de « risibles ».

Les organisateurs ont également mis à disposition une version restaurée de l’émission radiophonique de 1947, « Hollywood revient ! », dans laquelle Judy Garland affirmait : « Il y a une chose à dire que nous ne sommes pas de bons acteurs. Ça fait mal. Mais on peut l’accepter. C’est autre chose de dire que nous ne sommes pas de bons Américains. »

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