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Honduras avant de choisir une direction sans favori clair

L'Honduras se prépare à des élections présidentielles serrées dimanche, sans candidat clairement favori selon les derniers sondages. La campagne est marquée par des accusations de manipulation et des ingérences étrangères, notamment de la part de l'ancien président américain…

Honduras avant de choisir une direction sans favori clair

L’Honduras se prépare à des élections présidentielles serrées dimanche, sans candidat clairement favori selon les derniers sondages. La campagne est marquée par des accusations de manipulation et des ingérences étrangères, notamment de la part de l’ancien président américain Donald Trump.

Un sondage CID Gallup place Salvador Nasralla, du Parti libéral d’opposition, en tête avec 27 % des intentions de vote. Il est suivi de près par Rixi Moncada, du parti Libre (Libertad y Refundación) au pouvoir, avec 26 %, et de Nasry « Tito » Asfura, du Parti national, qui recueille 24 %. La loi électorale hondurienne prévoit l’élection du président à la majorité simple, sans second tour.

Outre l’élection présidentielle, les Honduriens voteront également pour renouveler le Parlement, les 298 maires et les 20 représentants du pays au Parlement centraméricain.

L’ingérence américaine dans le processus électoral est au cœur des préoccupations. Donald Trump a publiquement soutenu Tito Asfura, le qualifiant de « seul ami de la liberté au Honduras » sur sa plateforme Social Truth, tout en attaquant Moncada et Nasralla. Il a notamment accusé Moncada d’idolâtrer Fidel Castro et Nasralla d’être un « presque communiste » qui a soutenu Xiomara Castro.

Nasralla a déjà été candidat en 2017, avec le soutien du parti Libre, mais les élections ont été entachées d’allégations de fraude. En 2021, il avait choisi de ne pas se présenter, soutenant la candidature de Castro qui a remporté le scrutin. Cependant, des tensions sont apparues entre les deux durant le mandat actuel.

Des enregistrements audio divulgués début novembre ont révélé des discussions entre Cossette López, conseillère de l’autorité électorale CNE, et Tomás Zambrano, un dirigeant du Parti national, concernant la possibilité de manipuler les résultats. Selon ces enregistrements, López aurait exprimé le souhait que Nasralla soit déclaré vainqueur plutôt que Moncada. Des références à des « personnes de l’ambassade » ont également été faites, laissant entendre une implication de l’ambassade américaine.

L’Alliance de la gauche du Honduras, une coalition de partis socialistes, a dénoncé avec force l’ingérence américaine, appelant Trump à se concentrer sur les problèmes internes des États-Unis. Le Cespad (Centro de Estudio para la Democracia) a également critiqué cette ingérence, la qualifiant de violation des règles internationales et d’aggravation de la crise démocratique que traverse le Honduras depuis le coup d’État de 2009. L’organisation a déployé des observateurs électoraux, en collaboration avec des partenaires internationaux, pour garantir un processus électoral juste et transparent. Au total, environ 32 000 observateurs nationaux et internationaux, dont des représentants de l’Organisation des États américains, surveilleront le scrutin.

La situation au Honduras est tendue, avec des partisans des partis Libre et National particulièrement déterminés. Des affrontements physiques entre militants des deux camps ont eu lieu mercredi à Tegucigalpa. José, un bénévole du parti Libre, a déclaré à America21 : « Il est important de préserver la démocratie… Bien sûr, j’espère pour Rixi Moncada, mais en fin de compte, celui qui gagnera gagnera, et les Américains devraient également respecter cela. »

À retenir

  • Les élections présidentielles honduriennes s’annoncent serrées, sans candidat favori clair.
  • L’ingérence américaine, notamment de Donald Trump, est dénoncée par plusieurs acteurs politiques.
  • Des allégations de manipulation électorale et des tensions entre les partisans des différents partis ajoutent à l’incertitude.

Contexte

Le Honduras a connu une instabilité politique depuis le coup d’État de 2009. Les élections précédentes ont été marquées par des accusations de fraude, ce qui a alimenté la méfiance envers le processus électoral. La polarisation politique entre les partis Libre et National est forte, et les enjeux économiques et sociaux sont importants.

Ce qui change

Les résultats de ces élections auront un impact significatif sur l’avenir politique et économique du Honduras. Le prochain président devra faire face à des défis majeurs, tels que la pauvreté, la violence et la corruption. L’issue du scrutin pourrait également influencer les relations du Honduras avec les États-Unis et d’autres pays.

Prochaines étapes

Il faudra surveiller de près le déroulement du scrutin et le décompte des voix. Les observateurs électoraux joueront un rôle crucial pour garantir la transparence et l’intégrité du processus. Les réactions des différents partis et des acteurs internationaux seront également à suivre attentivement.

Chiffres clés

  • Salvador Nasralla (Parti libéral) : 27 % des intentions de vote
  • Rixi Moncada (Parti Libre) : 26 % des intentions de vote
  • Tito Asfura (Parti national) : 24 % des intentions de vote
  • Observateurs électoraux : 32 000 (nationaux et internationaux)

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.