De « Yellow Submarine » des Beatles à « What’d I Say » de Ray Charles, le parcours musical d’un artiste se révèle à travers ses premiers émois, ses découvertes et les morceaux qui marquent sa vie. Un voyage personnel qui témoigne de l’influence durable de la musique sur l’imaginaire et les émotions.
L’amour de la musique a commencé très tôt, dès la maternelle. Son premier souvenir ? Une salle de classe où résonnait « Yellow Submarine » des Beatles. « J’ai été captivé par les effets sonores, et par Lennon qui criait : « Full speed ahead ! » », se souvient-il. C’est à ce moment-là qu’il a compris que ce qu’il entendait, c’était de la musique.
À huit ans, il a remporté un concours à l’école qui lui a permis de choisir un nouveau disque pour la mini-disco du vendredi. Sa professeure l’a emmené chez Woolworths, où il a choisi « Come Back My Love » du groupe Darts, un groupe de revival des années 1950. Son premier achat personnel, réalisé avec son argent de poche dans un disquaire de Colne, dans le Lancashire, fut « Mull of Kintyre » de Wings. Le morceau était alors numéro un des ventes, et son père lui a signalé qu’il était interprété par un ancien membre des Beatles.
Le karaoké, en revanche, est une épreuve qu’il évite à tout prix. « Honnêtement, je ne supporte pas le karaoké et je l’évite à tout prix », confie-t-il. S’il était forcé de choisir, il opterait pour « Summer Wind » de Frank Sinatra.
Il existe des chansons dont il connaît les paroles par cœur, de manière inexplicable. Récemment, il a réalisé qu’il pouvait réciter intégralement « The Boy in the Bubble », « You Can Call Me Al », et toutes les chansons de l’album « Graceland » de Paul Simon.
Pour une soirée, le choix de la musique idéale dépend du moment. En début de soirée, « I Heard It Through the Grapevine » de Marvin Gaye serait parfait. Au fur et à mesure que la nuit avance, il enchaînerait avec Prince, les Rolling Stones et David Bowie. Et lorsque l’ambiance atteint son apogée, il miserait sur des titres comme « Phat Planet » de Leftfield, « Born Slippy .NUXX » de Underworld, et « Ascension (Nic Fanciulli remix) » de Gorillaz featuring Vince Staples, qu’il décrit comme un « véritable tube ».
Il y a cependant une chanson qu’il ne peut plus écouter : « Mr Brightside » des Killers. Il l’exècre inexplicablement.
Pour une ambiance plus intime, il recommande « Come Together » des Beatles.
L’album qui a véritablement changé sa vie est « Let There Be Rock » d’AC/DC. À l’âge de 12 ans, il ne jurait que par le rock’n’roll des pionniers comme Elvis, Chuck Berry, Jerry Lee Lewis, Fats Domino, Buddy Holly et Eddie Cochran. Mais lorsqu’une baby-sitter a apporté ce disque, il a été immédiatement conquis. « C’était toujours du rock’n’roll, mais un rock’n’roll à haute tension. Dès qu’il l’a mis sur la platine, j’ai été accro », explique-t-il.
Pour bien démarrer la journée, rien de tel que « What’d I Say parts 1 & 2 » de Ray Charles.
La musique a un impact émotionnel profond sur lui. Aretha Franklin, Frank Sinatra, Elvis et les Beatles le font pleurer, en raison de la mélodie et de la beauté des voix. Mais c’est « The Ocean » de Richard Hawley qui le touche particulièrement.
S’il devait choisir une chanson pour ses funérailles, ce serait Elvis. S’il est incinéré, il opterait pour « Burning Love ». S’il est enterré, ce serait « Way Down ».