Home Divertissement‘I once Bogarted a joint from a Beatle’: Stewart Copeland of the Police | Sting

‘I once Bogarted a joint from a Beatle’: Stewart Copeland of the Police | Sting

by Antoine Girard

L’ancien batteur des Police, Stewart Copeland, sortira un album conceptuel en 2025, intitulé Wild Concerto, où les animaux seront les solistes. L’artiste, connu pour sa carrière éclectique, revient sur ses collaborations passées, ses anecdotes de scène et les secrets de famille qui ont façonné son parcours.

Lorsqu’on lui demande quel animal le représente le mieux, Copeland hésite avant de finalement opter pour l’hyène : « Les hyènes sont des animaux très cool : elles sont laides, certes, mais elles ont une société extrêmement complexe, une vocalisation très élaborée et un comportement étrange. » Il revient ensuite sur son choix initial, le loup, qu’il juge finalement « plus héroïque ».

La tournée de son spectacle interactif suscite régulièrement une question particulière de la part du public : son travail sur la bande originale du jeu vidéo Spyro The Dragon (1998). « C’est un jeu extrêmement populaire, qui a été réédité 20 ans après sa sortie et a connu un nouveau succès », explique Copeland. « Beaucoup de gens ignorent que j’ai composé la musique et sont surpris d’apprendre que le compositeur de Spyro a également fait partie d’un groupe. » Il souligne l’importance de la pression du temps pour stimuler la créativité : « Quand on est sous pression, on produit son meilleur travail. »

L’artiste se souvient également d’un moment particulièrement chaotique sur scène avec les Police, lors d’un concert de retrouvailles à Turin devant 80 000 spectateurs. « J’ai légèrement accéléré le tempo pendant le solo d’Andy [Summers, guitariste] sur When The World Is Running Down », raconte Copeland. « Sting n’aime pas ça, et il s’est mis à me crier dessus devant le public, me montrant où était le contretemps. » Il avoue avoir alors eu une pensée fugace : « Je dois te tuer maintenant. » Malgré cet échange houleux, Copeland considère ce concert comme l’un des meilleurs que les Police aient jamais donnés.

Copeland évoque également une rencontre embarrassante avec Paul McCartney lors d’une soirée après un concert des Foo Fighters à Wembley Stadium. « J’ai intercepté un joint destiné à McCartney lui-même ! », confie-t-il. « J’ai passé la nuit à me demander si j’étais mortellement gêné ou si c’était une anecdote amusante à raconter. »

En matière de célébrités, Copeland loue la gentillesse de Paul McCartney, qui « se souvient de votre nom et de celui de votre femme, et se comporte comme une personne ordinaire malgré son statut de Beatle ». Il préfère ne pas évoquer les personnalités moins agréables, affirmant que « les artistes ne voient jamais le mauvais côté de leurs pairs ». Il cite Tommy Lee, le batteur de Mötley Crüe, comme un exemple de personne « incroyablement sympathique et joyeuse ».

L’histoire familiale de Copeland est également marquée par l’espionnage : son père travaillait pour la CIA et sa mère pour les services de renseignement britanniques. Il suggère que ses parents lui ont transmis des compétences en matière de « persuasion » et d’« amoralisme appliqué », sans pour autant en dévoiler davantage.

Son récent podcast portait sur ses recherches concernant son père, et il révèle avoir été choqué de découvrir que celui-ci n’a pas travaillé pour le gouvernement américain pendant toute sa vie. « Il travaillait pour des compagnies pétrolières, faisant le même travail : soutenir des dictateurs et maintenir le statu quo », explique Copeland. Il souligne que ses parents passaient d’un emploi gouvernemental à un autre, afin d’acquérir des références et des contacts avant de travailler pour le secteur privé.

Lorsqu’il évoque ses influences musicales, Copeland n’hésite pas à critiquer l’œuvre de David Bowie : « Je reconnais l’impact considérable de Bowie sur le monde. Il était innovant à bien des égards et a inspiré toute une génération. Cependant, sa musique ne m’a jamais touché. Je préférais Jimi Hendrix. » Il met également en avant le talent de Simon Kirke, batteur de Free et Bad Company, qu’il considère comme un musicien sous-estimé, doté d’une simplicité et d’un groove inégalables.

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