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Imran Khan réclame sa libération

Islamabad se barricade jeudi avant une manifestation pour réclamer la libération de l'ancien Premier ministre Imran Khan, incarcéré depuis trois ans.

Islamabad se barricade jeudi avant une manifestation pour réclamer la libération de l’ancien Premier ministre Imran Khan, incarcéré depuis trois ans. Les autorités locales ont bloqué les axes routiers majeurs et procédé à de nombreuses arrestations de militants et de proches de l’ancien dirigeant.

La capitale pakistanaise s’est retrouvée isolée jeudi après-midi face à la menace d’une mobilisation de l’opposition. Selon un constat de l’Agence France-Presse, la gare de péage de l’autoroute Islamabad-Peshawar, située aux abords de la ville, a été complètement coupée par des barrières et des conteneurs de fret.

Cette fermeture drastique perturbe lourdement le quotidien des habitants. L’autoroute est fermée, et la situation cause de graves difficultés pour les gens ordinaires, a indiqué à l’AFP Naymat Khan, un instituteur de 25 ans, qui ajoute qu’avec l’inflation, la vie est déjà devenue extrêmement difficile pour eux.

Imran Khan et les vagues d’arrestations visant le Pakistan Tehreek-e-Insaf

À l’origine de cette tension politique se trouve l’ancien Premier ministre Imran Khan. Agé de 73 ans, il est détenu derrière les barreaux depuis trois ans. Il fait face à des accusations allant de la corruption à la trahison et à l’incitation à la violence, à la suite d’émeutes anti-gouvernementales survenues en 2023. M. Khan rejette l’ensemble de ces allégations et estime être ciblé en raison de sa popularité.

Soutenu par l’armée lors de son accession au pouvoir, il s’était ensuite attiré les foudres des dirigeants militaires au sujet de nominations clés et de politique étrangère. Il a finalement été destitué à la suite d’un vote du Parlement en avril 2022, un départ qu’il a publiquement attribué à une machination des chefs militaires pour mener une campagne de persécution politique à son encontre.

La pression s’est accentuée cette semaine avec l’arrestation de ses sœurs, Aleema Khan, Uzma Khan et Noreen Niazi. Un document consulté par les journalistes de l’AFP indique qu’elles sont accusées de mobiliser des partisans via les réseaux sociaux et d’inciter à la révolte contre les institutions de l’État.

Cette vague de répression touche l’ensemble de leur formation politique, le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI). Selon les chiffres fournis par le secrétaire à l’information du parti, Sheikh Waqas Akram, près de 1.500 de nos militants ont été placés en détention, incluant des dizaines de députés et de responsables.

Réaction des organisations internationales et fermeté du gouvernement pakistanais

Face à ces mesures de rétorsion, les organisations de défense des droits humains montent au créneau. Babu Ram Pant, représentant d’Amnesty International, a dénoncé l’offensive menée par les autorités. Les mesures prises à l’encontre de la famille d’Imran Khan et des militants du PTI constituent une violation flagrante de leurs droits à la liberté, à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique, a-t-il déclaré.

Malgré ces critiques, le gouvernement reste inflexible à l’approche de ce week-end, qui marque la première grande mobilisation du PTI depuis des mois pour exiger la libération de son chef historique.

Le ministre a ainsi averti que toutes les dispositions nécessaires seraient prises pour empêcher tout rassemblement et maintenir l’ordre public dans la capitale durant ce week-end.

A Tetris-Like Maze Blocks Protests in Pakistan’s Capital

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.