L’Iran a lancé des attaques de missiles et de drones contre des bases militaires américaines au Koweït et dans d’autres pays du Moyen-Orient, en riposte à des frappes de Washington. Ces affrontements interviennent six mois après le début du conflit, alors que Donald Trump menace d’intensifier les bombardements et que le détroit d’Hormuz reste sous tension.
Des attaques aériennes ciblent les bases américaines au Koweït et dans la région
Les forces armées koweïtiennes ont annoncé que leurs systèmes de défense aérienne interjetaient des attaques de missiles et de drones en provenance d’Iran.
Cette escalade s’inscrit dans un cycle de violence qui s’est embrasé après des frappes américaines menées contre des lance-roquettes iraniens situés sur une île du détroit d’Hormuz. L’administration américaine justifie ces interventions par la nécessité d’empêcher Téhéran de poser des mines marines dans cette voie navigable stratégique. En réponse, l’Iran a multiplié les tirs vers des positions américaines en Jordanie, au Koweït, aux Émirats arabes unis, au Bahreïn et dans la région autonome du Kurdistan en Irak.
Le drame d’un mariage à Kuhestak et les condamnations politiques
La tension est encore montée d’un cran à la suite d’une frappe aérienne américaine ayant touché une maison où se déroulait une fête de mariage dans la ville côtière de Kuhestak. Selon le Croissant-Rouge iranien, les éclats de cet assaut ont tué quatre personnes, dont un enfant, et en ont blessé plus de cinquante. Les médias d’État ont précisé que les victimes comprenaient deux femmes et deux enfants âgés de quatre et seize ans.

De son côté, le porte-parole du commandement central américain (CENTCOM), le capitaine Tim Hawkins, a réagi en déclarant que l’armée américaine ne cible jamais les civils, contrairement aux Gardiens de la révolution islamique, désignant ainsi les forces iraniennes.
Pression économique maximale et blocus du détroit d’Hormuz
Sur le plan économique, le conflit continue de peser lourdement sur les marchés mondiaux de l’énergie et sur la monnaie iranienne. Le taux de change du rial iranien a atteint de nouveaux plus bas, tandis que les prix du pétrole brut Brent se maintiennent à des niveaux élevés, avoisinant les 95 dollars le baril, soit une hausse significative depuis le début des hostilités. Le secrétaire à l’Énergie américain, Chris Wright, a réaffirmé la volonté de Washington de maintenir une pression maximale à travers de nouvelles sanctions ciblant les partenaires commerciaux de Téhéran.

Le président américain Donald Trump a accentué la pression verbale en affirmant que son pays pouvait frapper l’Iran à tout moment et en suggérant, dans un message publié sur les réseaux sociaux, de renommer le détroit d’Hormuz en Trump Strait
avant d’indiquer qu’il ne s’exprimait pas sérieusement.
Perspectives diplomatiques et risques d’élargissement du conflit
Toutefois, la situation sur le terrain demeure précaire. En Israël, le ministre de la Défense Israel Katz a prévenu que son pays répondrait avec une force considérable en cas d’attaque durant la période des fêtes de fin d’année juives, soulignant que l’État hébreu restait pour l’instant épargné par les tirs directs de l’Iran.