Publié le 19 novembre 2025 à 17h00 GMT. Les tensions s’intensifient au sud du Liban avec de nouvelles frappes israéliennes, sur fond d’accusations mutuelles de violations du cessez-le-feu et d’une situation humanitaire dégradée à Gaza.
- L’armée israélienne a mené deux raids sur le sud du Liban, ciblant des infrastructures attribuées au Hezbollah.
- Au moins 27 Palestiniens ont été tués lors de frappes israéliennes dans la bande de Gaza, selon les autorités sanitaires locales.
- Israël et le Hezbollah s’accusent mutuellement de violer les termes du cessez-le-feu conclu en octobre 2024.
L’escalade de la violence intervient alors que l’on approche du premier anniversaire du cessez-le-feu qui a mis fin à un an de conflit entre Israël et le Hezbollah. Israël affirme que le Hezbollah tente de reconstituer ses capacités militaires et maintient ses forces à cinq points frontaliers, une présence que le Liban exige de voir prendre fin.
Mercredi soir, l’armée israélienne a annoncé avoir attaqué des « infrastructures terroristes » du Hezbollah dans le sud du Liban, après avoir averti les habitants de Deir Kifa et Shahhour d’évacuer leurs immeubles. Des avertissements similaires ont ensuite été lancés pour les villages de Tir Falsiyeh et Ainata, en prévision de nouvelles frappes ciblant également des « infrastructures du Hezbollah ».
L’agence de presse nationale libanaise a rapporté que des avions israéliens ont mené des raids sur les villes de Deir Kifa et Shahhour, accompagnés de vols à basse altitude dans le secteur est. La tension est palpable dans la région de Tyr suite aux frappes aériennes israéliennes.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a récemment accusé le Hezbollah de chercher à se réarmer. Selon l’armée israélienne, elle a également tué un membre du Hezbollah lors d’un raid mardi soir.
Parallèlement, la situation à Gaza reste critique. Le porte-parole de la Défense civile palestinienne a annoncé que 27 personnes ont été tuées mercredi lors de frappes aériennes israéliennes dans différentes parties de la bande de Gaza assiégée. Mahmoud Basal a précisé que 12 Palestiniens, dont 3 femmes et 6 enfants, ont péri dans la zone d’Al-Zaytoun, à l’est de la ville de Gaza, tandis que deux autres ont été tués dans le quartier d’Al-Shujaiya. Treize personnes, dont 4 enfants et 4 femmes, ont également été tuées et des dizaines blessées lors d’un bombardement à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza.
L’armée israélienne a déclaré avoir commencé à bombarder des « cibles appartenant au mouvement Hamas » dans toute la bande de Gaza après que des hommes armés ont ouvert le feu sur une zone où ses forces opéraient à Khan Yunis. Elle affirme que cet incident constitue une violation du cessez-le-feu.
Hamas a condamné les bombardements israéliens et accusé Benjamin Netanyahu de chercher à relancer la guerre. Dans un communiqué, le mouvement a dénoncé un « massacre horrible » et appelé l’administration américaine à exercer une pression sur Israël pour qu’il respecte le cessez-le-feu.
Le fragile cessez-le-feu, conclu le 10 octobre avec la médiation américaine, a permis le retour de 48 otages israéliens, vivants ou décédés. Cependant, aucun accord n’a encore été trouvé concernant la mise en œuvre de la deuxième phase du plan de cessez-le-feu, notamment en ce qui concerne le désarmement du Hamas, la mise en place d’une autorité de transition et le déploiement d’une force internationale de stabilisation.
La guerre a éclaté suite à l’attaque du Hamas le 7 octobre dans le sud d’Israël, qui a fait 1 221 morts côté israélien, principalement des civils, selon un décompte de l’Agence France-Presse basé sur des données officielles israéliennes. La campagne militaire israélienne en réponse à cette attaque a entraîné la mort d’au moins 69 513 Palestiniens, selon les données du ministère de la Santé de la bande de Gaza, considérées comme fiables par les Nations Unies.