Publié le 30 octobre 2025 à 16:55 HE. La patineuse artistique russe Kamila Valieva a vu son dernier recours rejeté par le Tribunal fédéral suisse dans l’affaire de dopage qui a entaché les Jeux olympiques de Pékin 2022, mettant ainsi un point final à une saga judiciaire de plus de trois ans.
- Le Tribunal fédéral suisse a confirmé la suspension de quatre ans infligée à Kamila Valieva par le Tribunal arbitral du sport (TAS).
- La disqualification de Valieva des épreuves de Pékin a entraîné la rétrogradation de l’équipe russe de la médaille d’or à la médaille de bronze, permettant aux États-Unis de remporter l’or, une médaille finalement remise lors des Jeux d’été de Paris.
- Valieva devra payer des frais de justice ainsi qu’une contribution financière à l’Agence mondiale antidopage (AMA) et à l’Union internationale de patinage (ISU).
Lausanne – L’affaire de dopage entourant Kamila Valieva, qui avait secoué le monde du patinage artistique lors des Jeux olympiques d’hiver de Pékin en 2022, est définitivement close. Le Tribunal fédéral suisse a rejeté jeudi le recours de la jeune athlète russe, confirmant ainsi la sanction de quatre ans prononcée par le TAS en janvier 2024. Cette décision met fin à une longue bataille juridique marquée par des accusations de contamination et des contestations de procédure.
La patineuse devra également assumer les coûts de la procédure. Le tribunal l’a condamnée à payer 7 000 francs suisses (environ 8 700 dollars américains) de frais de justice, ainsi que 8 000 francs suisses (environ 10 000 dollars américains) à l’AMA et à l’ISU.
L’affaire avait éclaté pendant les Jeux de Pékin, lorsqu’un contrôle antidopage effectué six semaines auparavant, lors des championnats de Russie, s’est révélé positif à la trimétazidine, un médicament pour le cœur interdit. L’équipe de Valieva avait alors avancé l’hypothèse d’une contamination accidentelle, imputant la présence de la substance à un dessert aux fraises préparé par son grand-père. Les juges du TAS avaient rejeté cet argument l’année dernière, estimant qu’il ne constituait pas une preuve suffisante.
Les avocats de Valieva avaient tenté de faire valoir devant la Cour suprême suisse que l’AMA s’était livrée à une « fraude procédurale » en dissimulant des preuves. Ils s’appuyaient sur un article de l’Associated Press datant de septembre 2024 qui rapportait les conclusions d’un scientifique, mandaté par les autorités antidopage russes, suggérant que la contamination n’était pas impossible. Ce scientifique avait même estimé que l’utilisation intentionnelle de la substance dopante était l’explication la plus probable. Cependant, les cinq juges fédéraux suisses ont jugé que ces nouveaux arguments étaient spéculatifs et que le rapport du scientifique ne constituait pas une preuve concluante.
Âgée de 19 ans, Kamila Valieva avait été autorisée à reprendre l’entraînement la semaine dernière, sa suspension devant expirer en décembre. Malheureusement pour elle, cette décision ne lui permettra pas de se qualifier pour les Jeux olympiques d’hiver de 2026 qui se dérouleront à Milan.