Une adolescente de 16 ans, K.G., a été déférée devant le procureur de Kaolack le lundi 8 juin 2026 pour le viol d’une fillette de 13 ans. L’enquête menée par la Section de recherches de la gendarmerie révèle des agressions répétées survenues dans le quartier Passoire, ayant causé des lésions physiques graves à la victime.
Le mode opératoire dans le quartier Passoire

Des preuves médicales accablantes

- Présence de lésions vulvaires anciennes et récentes.
- Constat d’une vulve béante avec présence de lambeaux d’hymen.
- Déchirures hyménales identifiées à 3 heures et 9 heures.
- Présence de leucorrhées blanchâtres.
- Résultats du toucher vaginal confirmant l’usage d’un doigt large.
La stratégie de défense de l’accusée
Face aux enquêteurs, K. Guèye a tenté de renverser la responsabilité des faits. Elle a soutenu que la victime l’aurait provoquée par des danses qu’elle a qualifiées d’obscènes avant de l’agresser. Toutefois, cette version a été immédiatement rejetée par les autorités. La Section de recherches a qualifié ces déclarations de fallacieuses, notant que l’adolescente avait fini par avouer les faits à sa propre mère après avoir reçu une convocation des autorités. La contradiction entre les allégations de provocation et les preuves physiques de lésions traumatiques fragilise considérablement la position de la défense.Procédure judiciaire et comparution immédiate
Sur le plan juridique, les faits sont qualifiés de « viol sur mineure de moins de 13 ans », une infraction strictement encadrée par l’article 320 du Code pénal sénégalais. La gravité des charges et la nature des preuves ont conduit le juge du pôle pénal à décider du mandat de dépôt de l’adolescente de 16 ans dès mercredi soir. L’affaire sera portée devant le tribunal des flagrants délits de Kaolack. Alors que la mise en cause attend son jugement, l’émotion reste vive au sein de la communauté locale et de la famille de la victime.« Ma fille saigne encore. »


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