Publié le 16 mai 2024. Le SPD allemand réclame des garanties aux constructeurs automobiles avant de valider l’interdiction des moteurs à combustion prévue par l’Union européenne, craignant des conséquences sur l’emploi.
- Lars Klingbeil, leader du SPD, exige des concessions des constructeurs automobiles pour assurer la sécurité de l’emploi des salariés.
- Le SPD s’ouvre à des technologies alternatives plus respectueuses de l’environnement, comme les carburants synthétiques et les hybrides rechargeables.
- Un point de blocage persiste au sein de la coalition gouvernementale allemande concernant la position à adopter sur l’élimination progressive des moteurs à combustion.
La question de l’avenir des moteurs à combustion interne est au cœur des discussions au sein de la coalition gouvernementale allemande. Lars Klingbeil, vice-chancelier et leader du SPD, a mis en garde contre une approche trop rapide qui pourrait mettre en péril des emplois dans le secteur automobile. Il a souligné la nécessité d’obtenir des engagements clairs de la part des entreprises.
« Cela ne peut pas être ça : la politique bouge et puis à la fin nous n’avons pas de sécurité pour les salariés. »
Lars Klingbeil, vice-chancelier allemand
La condition posée par le SPD pour une plus grande flexibilité dans l’élimination progressive des moteurs à combustion est un engagement ferme des constructeurs à maintenir la production et à sécuriser les emplois en Allemagne. Cette demande intervient alors que l’Union européenne envisage d’interdire la vente de nouvelles voitures émettant du dioxyde de carbone (CO2) à partir de 2035.
Le SPD a évolué sur cette question ces dernières semaines, affichant une ouverture à des solutions alternatives aux véhicules 100% électriques, telles que les carburants synthétiques et les hybrides rechargeables. Cette position se heurte à la ligne dure de la CSU, qui insiste sur le maintien de l’objectif de suppression progressive des moteurs à combustion d’ici 2035.
Le différend devrait être abordé lors d’une réunion du comité de coalition jeudi, réunissant les dirigeants de la CDU, de la CSU et du SPD à la Chancellerie. L’accent sera mis sur la protection des emplois, a précisé Lars Klingbeil.