Home MondeLa Conférence nationale annonce une position décisive concernant Al-Bashir, la trêve et les décisions d’Al-Burhan

La Conférence nationale annonce une position décisive concernant Al-Bashir, la trêve et les décisions d’Al-Burhan

by Clara Dubois

Publié le 18 novembre 2023 10h45. Le Dr Hajj Adam Youssef, figure influente du Parti du Congrès national soudanais, a réaffirmé l’opposition de son parti à toute trêve avec les forces rebelles et a réitéré son refus de coopérer avec la Cour pénale internationale, dans un entretien accordé à Al Jazeera Mubasher.

  • Le Parti du Congrès national estime que les forces armées n’ont pas besoin de trêve, accusant les rebelles de violations répétées des cessez-le-feu.
  • Le parti se distancie des décisions du Conseil de souveraineté, affirmant que le gouvernement actuel agit de manière autonome.
  • Le Dr Youssef a réaffirmé le refus de remettre aux autorités internationales Omar al-Bashir et d’autres personnalités recherchées par la CPI.

Dans cet entretien, le Dr Hajj Adam Youssef, chef du secteur politique du Parti du Congrès national (PCN) et ancien adjoint du président déchu Omar al-Bashir, a exposé la position ferme de son parti face à la crise actuelle au Soudan. Il a notamment critiqué les appels à une trêve, les jugeant inopportuns et contre-productifs.

Selon le Dr Youssef, les forces armées soudanaises n’ont pas besoin de cesser les hostilités, car elles sont engagées dans la défense de la patrie et de la population. Il a dénoncé les actions des groupes rebelles, qu’il accuse de ne pas respecter les accords de cessez-le-feu et de continuer leurs attaques, citant en particulier la ville de Babanusa, dans l’État du Kordofan occidental. Il a déclaré :

« On ne peut pas permettre d’assiéger des villes ou d’attaquer des citoyens pendant que les forces armées restent les bras croisés »

Dr Hajj Adam Youssef, chef du secteur politique du Parti du Congrès national

Il estime que les trêves proposées ne servent qu’à permettre aux forces rebelles de se réorganiser.

Le Dr Youssef a également précisé que toute trêve devrait être conditionnée au retrait des forces rebelles des zones résidentielles. Il a souligné que le PCN n’est pas tenu de soutenir les décisions du président du Conseil de souveraineté, le lieutenant-général Abdel Fattah al-Burhan, considérant que le gouvernement actuel « se représente lui-même » et dispose de ses propres mécanismes décisionnels. Il a insisté sur le fait que la position du parti à l’égard de la trêve ne reflète pas nécessairement la politique gouvernementale.

Concernant la Cour pénale internationale (CPI), le Dr Youssef a réaffirmé l’opposition du PCN à toute coopération avec cette institution. Il a réitéré le refus de remettre à la CPI des personnalités recherchées, notamment Omar al-Bashir, Ahmed Haroun et Abdel-Rahim Muhammad Hussein. Il a déclaré :

« Nous ne reconnaissons pas la Cour [pénale internationale] et la considérons comme sélective et politique, ciblant des pays spécifiques »

Dr Hajj Adam Youssef, chef du secteur politique du Parti du Congrès national

Il a plaidé pour que le procès de ces accusés se déroule uniquement devant les tribunaux soudanais, conformément à la loi nationale.

Tout en affirmant que le parti ne cautionne pas l’impunité, le Dr Youssef a souligné que la justice nationale est la seule autorité compétente. Il a également exprimé le soutien du PCN aux campagnes de mobilisation et a appelé ses membres à « s’organiser et répondre à l’appel du commandant en chef pour la défense de la patrie ».

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