Publié le 3 janvier 2026. L’Union chrétienne-sociale (CSU) allemande soutient activement le projet de la chancelière d’une bourse européenne unique, visant à renforcer les marchés de capitaux et à maintenir la compétitivité des entreprises allemandes.
- La CSU se positionne comme un acteur clé dans la création d’une bourse européenne.
- Le parti souhaite que le siège de cette nouvelle bourse soit situé en Allemagne, la plus grande économie de l’Union européenne.
- Plusieurs figures influentes, dont la présidente de la Banque centrale européenne, soutiennent déjà cette initiative.
Francfort, le 3 janvier – L’Union chrétienne-sociale (CSU), parti conservateur allemand, a réaffirmé son engagement envers la création d’une bourse européenne unique, une proposition initialement avancée par la chancelière allemande. Cette initiative vise à consolider les marchés de capitaux européens et à favoriser la croissance économique, selon un document interne de la CSU dont Reuters a eu connaissance.
« Nous soutenons le renforcement des marchés de capitaux européens et d’une bourse européenne afin de maintenir les entreprises allemandes prospères dans le pays », indique le projet de document. La CSU ambitionne de jouer un rôle de premier plan dans ce processus et insiste sur la nécessité que le siège de cette future bourse soit établi en Allemagne.
Cette position a été dévoilée à l’approche d’une réunion de trois jours du parti, qui se tient à Seeon, en Bavière, à partir de mardi. L’idée d’une bourse européenne a été initialement présentée par Friedrich Merz, le chef de la CSU, en octobre dernier, avec l’argument que cela renforcerait la position de l’Europe en tant que centre économique majeur.
L’initiative bénéficie du soutien de plusieurs personnalités influentes, notamment Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, Lars Klingbeil, ministre allemand des Finances, et Joachim Nagel, président de la Bundesbank. Ces acteurs estiment que la fragmentation actuelle des marchés de capitaux européens, avec des bourses distinctes soumises à des réglementations différentes, désavantage l’Union européenne par rapport aux États-Unis et à la puissance de la Bourse de New York.
Les bourses européennes soulignent également que la liquidité limitée sur les marchés locaux constitue un frein aux introductions en bourse sur le continent.
(Reportage de Joern Poltz, écrit par Vera Eckert)
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