Publié le 8 novembre 2025 à 09h00. Au-delà de la génétique, ce sont nos choix de vie, particulièrement avant l’âge de 50 ans, qui déterminent en grande partie notre qualité de vie et notre longévité, selon les conclusions d’une étude de Stanford menée sur plusieurs décennies.
- La génétique influence le risque de maladie, mais ne prédétermine pas la durée de vie.
- Sept choix de style de vie clés, établis avant 50 ans, sont de puissants indicateurs de la santé après 70 ans.
- Les mauvaises habitudes, même sans entraîner une mort prématurée, peuvent conduire à des décennies de souffrances et de limitations.
Contrairement à une idée reçue, la mort n’est pas le seul facteur à considérer lorsqu’il s’agit de santé. Selon le professeur Laura L. Carstensen de l’université de Stanford, la qualité de vie est tout aussi, voire plus, importante.
« Les gènes indiquent le risque de maladie, mais ils ne déterminent pas la durée de votre vie. Que vous restiez ou non en bonne santé dépend en grande partie de vos propres choix et actions, et il y a plusieurs études sur lesquelles j’aimerais attirer votre attention. »
Laura L. Carstensen, professeur de psychologie à l’université de Stanford
L’impact des habitudes de vie néfastes ne se limite pas à une fin de vie prématurée. L’obésité, par exemple, due à une mauvaise alimentation et à un manque d’exercice, peut engendrer des décennies de fatigue, de difficultés respiratoires et d’invalidité liées au diabète et à l’arthrite. De même, des comportements à risque comme l’alcool au volant peuvent entraîner non seulement la mort, mais aussi des séquelles permanentes telles que la paralysie ou des douleurs chroniques. Même les effets secondaires mineurs d’habitudes malsaines peuvent s’accumuler avec le temps et affecter la qualité de vie jusqu’à un âge avancé.
Pourtant, adopter un mode de vie sain peut sembler décourageant face à la multitude de conseils souvent contradictoires. Faut-il éviter les graisses (sauf les acides gras oméga-3) ? Boire du vin rouge avec modération ? Prendre des compléments de vitamine D (alors que le surdosage est désormais pointé du doigt) ? Yoga, méditation, exercices cérébraux, céréales complètes, aliments riches en antioxydants… Les options sont nombreuses, mais leur impact réel sur la longévité reste difficile à évaluer.
Heureusement, la recherche tend à simplifier les choses. Une étude de l’université Harvard, menée depuis les années 1930 sur un groupe de diplômés et d’habitants de Boston, a identifié sept facteurs clés influençant la longévité. Ces facteurs, et surtout les choix que l’on fait avant l’âge de 50 ans, sont de bons indicateurs de la santé que l’on aura après 70 ans. Il s’agit de : (1) ne pas fumer, (2) ne pas abuser de l’alcool, (3) pratiquer une activité physique régulière, (4) maintenir un poids sain, (5) entretenir une relation conjugale stable, (6) avoir un niveau d’éducation suffisant et (7) développer des mécanismes d’adaptation efficaces face aux difficultés de la vie.
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*Cet article a été rédigé par Laura L. Carstensen, supervisé par Takashi Yoneda et traduit par Yumeko Niki, d’après leur ouvrage Une science à la Stanford pour une vie meilleure (Édition Sunmark).
