Les marchés financiers mondiaux ont connu une journée de fortes turbulences ce jeudi, après des événements politiques inattendus aux États-Unis. La chute des indices boursiers s’est étendue à l’Asie-Pacifique et à l’Europe, tandis que les investisseurs se sont tournés vers des valeurs refuges comme les obligations d’État.
Les principales bourses asiatiques ont subi des pertes de plus de 2 %, et l’indice Stoxx 600 européen a reculé de plus de 1 %, enregistrant sa sixième séance baissière en sept jours. Initialement en forte baisse, les contrats à terme sur les indices américains ont partiellement récupéré en cours de journée européenne, mais restent en territoire négatif, avec un recul d’environ 0,25 %.
La demande d’obligations a augmenté, notamment pour les obligations d’État japonaises (JGB) à long terme, qui ont connu un rebond pour la première fois depuis plus de deux semaines. Les rendements obligataires européens ont également baissé de 2 à 5 points de base.
L’attention des marchés se porte également sur l’Italie, où l’agence de notation Moody’s doit publier aujourd’hui son évaluation de la dette italienne. Une révision à la hausse est envisagée, ce qui pourrait soutenir le taux obligataire italien, actuellement proche de 4,06 %, en baisse par rapport à la veille. Il s’agit du plus bas niveau atteint ce mois-ci.
Sur le marché des changes, le yen japonais a affiché une performance solide, devenant la devise la plus forte du G10. Cette appréciation est en partie due à la menace explicite d’une intervention des autorités japonaises pour soutenir sa monnaie, ce qui a incité certains acteurs à couvrir leurs positions spéculatives à la baisse. Le yen a gagné environ 0,2 % par rapport aux autres devises du G10.
Les devises des marchés émergents ont, pour la plupart, été affaiblies, à l’exception de quelques-unes. La roupie indienne et le real brésilien ont notamment reculé, de respectivement 0,80 % et 0,60 %.
Le dollar américain a atteint un plus haut mensuel, à environ 100,35, son niveau le plus élevé depuis fin mai. Il s’est stabilisé au-dessus de sa moyenne mobile de 200 jours pour la deuxième séance consécutive, une première depuis début mars. Les indicateurs techniques suggèrent une dynamique haussière, avec une quatrième progression en cinq séances. Le dollar oscille actuellement entre 100,00 et 100,25, avec une prochaine zone de résistance technique autour de 101,55.
Les données économiques américaines publiées hier ont montré une augmentation de 0,2 % du salaire horaire moyen nominal en septembre, avec un taux annuel stable de 3,8 %. Les chiffres des bénéfices réels et du taux d’inflation seront publiés aujourd’hui par le Bureau of Labor Statistics (BLS). En août, l’écart entre le salaire horaire moyen et le salaire réel était de 3,0 % (contre 2,9 % en juillet).
L’indice PMI préliminaire de novembre devrait montrer un léger ralentissement, bien que l’indice composite du mois dernier se soit établi à 54,6, son deuxième plus haut niveau de l’année et légèrement supérieur à la moyenne du troisième trimestre (53,3).
L’euro a enchaîné une cinquième journée de baisse, après avoir approché 1,15 $ la veille. L’expiration d’options importantes à ce niveau pourrait avoir contribué à stabiliser le taux de change. L’indice PMI préliminaire de novembre de la zone euro a révélé une légère baisse de l’indice manufacturier, passant de 50,0 à 49,7, tandis que l’indice des services est resté stable à 53,1. L’indice composite a légèrement diminué, passant de 52,5 à 52,4, après avoir atteint son plus haut niveau depuis mai 2023.
Enfin, le dollar a continué de se maintenir près de 7,12 CNH, dans une fourchette établie depuis la mi-septembre. La Banque populaire de Chine (PBOC) a légèrement affaibli le taux de référence du dollar, mais la monnaie américaine a enregistré sa première augmentation hebdomadaire depuis huit semaines.
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