Publié le 13 octobre 2024 à 05:27:00. L’ancien président américain Donald Trump affirme que le conflit à Gaza est terminé alors qu’il entame une tournée diplomatique au Moyen-Orient, visant à consolider un cessez-le-feu et à promouvoir son plan de paix pour la région.
- Donald Trump déclare que « la guerre est terminée à Gaza » avant son voyage en Israël et en Égypte.
- Il prévoit de rencontrer les familles d’otages et de s’adresser au parlement israélien.
- Un sommet réunissant plus de 20 dirigeants mondiaux se tiendra en Égypte pour soutenir le plan de paix de Trump.
Donald Trump a annoncé dimanche que le conflit à Gaza était révolu, quelques heures avant de s’envoler pour une visite diplomatique cruciale en Israël et en Égypte. S’adressant à la presse à bord d’Air Force One, l’ancien président a minimisé les inquiétudes concernant la fragilité de l’accord de cessez-le-feu et de libération des otages négocié entre Israël et le Hamas.
« La guerre est finie. D’accord ? Vous comprenez ça ? », a-t-il répondu à une question sur la fin du conflit entre Israël et le groupe palestinien Hamas. Il a ensuite ajouté, interrogé sur la pérennité du cessez-le-feu : « Je pense qu’il va tenir. Je pense que les gens en ont assez. Cela dure depuis des siècles. »
À Jérusalem, Donald Trump rencontrera les familles des otages capturés par le Hamas lors de l’attaque du 7 octobre 2023. Il s’entretiendra également avec les membres du parlement israélien.
La suite du voyage prévoit une escale en Égypte, où Trump et le président Abdel Fattah al-Sisi coprésideront un sommet rassemblant plus de 20 dirigeants internationaux. L’objectif de ce sommet est de soutenir le plan de paix de Trump pour mettre fin à la guerre à Gaza et favoriser une paix durable au Moyen-Orient.
Ce déplacement est perçu comme une victoire pour l’ancien président, qui a contribué à la négociation de l’accord de Gaza grâce à son plan de paix en 20 points, dévoilé fin septembre. « Tout le monde est très enthousiaste à l’idée de ce moment. C’est un événement très spécial », a-t-il déclaré avant de monter à bord de l’avion, sous une légère pluie à la base d’Andrews, près de Washington.
Plusieurs responsables américains de premier plan accompagnent Donald Trump, notamment le secrétaire d’État Marco Rubio, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, le directeur de la CIA John Ratcliffe et l’officier militaire Dan Caine.
Cependant, l’ancien président devra également aborder les nombreuses incertitudes qui subsistent, notamment le refus du Hamas de se désarmer et le manque d’engagement d’Israël à se retirer complètement du territoire dévasté. Trump a affirmé disposer de « garanties » de la part des deux parties et d’autres acteurs régionaux clés concernant la phase initiale de l’accord et les prochaines étapes.
« Nous avons beaucoup de garanties verbales et je ne pense pas qu’ils voudront me décevoir », a-t-il précisé. Il a également souligné la qualité de ses relations avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, affirmant : « J’ai eu quelques désaccords avec lui, mais ils ont été rapidement résolus. »
Donald Trump a même exprimé son souhait de se rendre un jour à Gaza, sans préciser quand une telle visite, compte tenu des défis sécuritaires, serait envisageable. « Je serais fier de le faire », a-t-il déclaré. « J’aimerais au moins y mettre les pieds. »
Selon son plan, un nouvel organe directeur pour Gaza serait mis en place « très rapidement », sous la direction de Donald Trump lui-même. Il a cependant semblé prendre ses distances par rapport à l’idée d’impliquer l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, dont le rôle dans l’invasion de l’Irak en 2003 suscite la controverse au Moyen-Orient.
« J’ai toujours apprécié Tony, mais je veux m’assurer qu’il est un choix acceptable pour tout le monde », a-t-il conclu.