Home AffairesLa nouvelle puce quantique « Nighthawk » d’IBM vise un avantage d’ici 2026

La nouvelle puce quantique « Nighthawk » d’IBM vise un avantage d’ici 2026

by Amélie Bernard

IBM a franchi une nouvelle étape décisive dans la course à l’ordinateur quantique, dévoilant sa nouvelle puce Nighthawk, dotée de 120 qubits et conçue pour surpasser les capacités des ordinateurs classiques d’ici 2026. Cette avancée technologique, combinée à des améliorations logicielles et des recherches sur la correction d’erreurs, positionne l’entreprise comme un acteur majeur dans le développement de l’informatique quantique pratique.

La puce Nighthawk, qui intègre 218 coupleurs accordables, utilise une architecture en treillis carré permettant une complexité de circuit accrue de 30 % tout en réduisant les erreurs de calcul. Selon IBM, cette conception pourrait permettre de démontrer un « avantage quantique » – c’est-à-dire la capacité d’un ordinateur quantique à résoudre des problèmes insolubles pour les ordinateurs classiques – dès l’année prochaine.

Parallèlement à Nighthawk, IBM a présenté Loon, une puce expérimentale explorant des connexions qubit verticales et des composants conçus pour tolérer les erreurs. Ces recherches sont cruciales pour atteindre l’objectif à long terme d’IBM : la création de systèmes quantiques à grande échelle et fiables d’ici 2029.

L’entreprise a également mis à jour sa pile logicielle quantique, intégrant des circuits dynamiques dans Qiskit et un outil de suivi des progrès vers l’avantage quantique. De plus, IBM a adopté une nouvelle méthode de fabrication utilisant des tranches de silicium de 300 mm, doublant ainsi la vitesse de développement et augmentant la production de matériel quantique.

Les implications de ces avancées sont considérables. La conception de Nighthawk permettrait l’exécution de circuits complexes, allant jusqu’à 5 000 portes à deux qubits, ouvrant la voie à des applications dans des domaines tels que la finance, la pharmacie et la modélisation climatique. Des simulations plus rapides et plus précises pourraient ainsi être réalisées, permettant de résoudre des problèmes actuellement hors de portée des supercalculateurs classiques.

L’annonce d’IBM s’inscrit dans un contexte de compétition mondiale intense, avec Google, Microsoft et de nombreuses startups rivalisant pour le leadership dans le domaine de l’informatique quantique. « Le Nighthawk n’est pas simplement une puce parmi d’autres : c’est un pari stratégique pour faire passer l’informatique quantique des expériences en laboratoire aux applications du monde réel », souligne IBM. L’entreprise ambitionne de faire des systèmes quantiques des outils indispensables pour la recherche scientifique, l’industrie et la sécurité.

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