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La passion des vélos de location à Londres ne s’est jamais bien déroulée, mais ils sont devenus un favori des navetteurs

Les vélos en libre-service de Londres, surnommés « vélos Boris », continuent de séduire les Londoniens, offrant une alternative rapide et économique aux transports en commun et aux taxis, surtout aux heures de pointe. Lancé en 2010, le…

La passion des vélos de location à Londres ne s’est jamais bien déroulée, mais ils sont devenus un favori des navetteurs

Les vélos en libre-service de Londres, surnommés « vélos Boris », continuent de séduire les Londoniens, offrant une alternative rapide et économique aux transports en commun et aux taxis, surtout aux heures de pointe. Lancé en 2010, le système compte désormais 12 000 vélos répartis sur plus de 800 stations à travers la capitale.

Pour Nicolas Moura, analyste financier, le vélo est souvent plus rapide qu’un Uber, même aux heures de pointe. Il utilise régulièrement ces vélos depuis ses années d’études, et n’hésite pas à adopter une conduite souple en matière de feux de circulation pour optimiser ses trajets. Récemment, il a même parcouru 100 kilomètres en une journée pour tester les limites du réseau.

« C’est la meilleure idée qu’il ait jamais eue », affirme Moura, en référence à Boris Johnson, alors maire de Londres, qui a initié le projet. Le système, qui a débuté avec 5 000 vélos répartis sur 315 stations en juillet 2010, a été précédé par une étude de faisabilité lancée par son prédécesseur, Ken Livingstone.

Le fonctionnement du système est simple : les vélos doivent être restitués à une station d’accueil, ce qui le distingue d’autres services de vélos partagés. Cependant, il présente un inconvénient : les stations peuvent se vider rapidement aux heures de pointe. « Si vous cherchez un vélo en ville après 18h30, vous êtes condamné », concède Moura.

L’attrait de ces vélos ne se limite pas à leur praticité. Cicibel Lucas, originaire du Guatemala et installée à Londres depuis six ans, apprécie particulièrement le sentiment d’appartenance qu’ils lui procurent. Elle a même entrepris à deux reprises des trajets plus longs, dans l’espoir de se photographier avec les cerfs du parc de Richmond. « Je voulais participer et me sentir attachée à Londres », explique-t-elle.

Transport for London (TfL), l’autorité responsable des transports londoniens, met régulièrement en avant le succès de son service de vélos en libre-service. Elle a ainsi organisé un concours de photos de voyages à vélo, que Moura a remporté avec une photo de lui et de sa femme arrivant à leur mariage à Chelsea. Lucas a également été récompensée pour sa photo dans le parc de Richmond.

Le réseau compte désormais 2 000 vélos à assistance électrique, en plus des 10 000 vélos classiques. Les stations d’accueil sont situées dans les principaux quartiers proches du centre de Londres.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.