Publié le 19 décembre 2025 à 04h10. Le skieur Lucas Pinheiro Braathen, de retour à la compétition sous les couleurs du Brésil après un désaccord avec la fédération norvégienne, se confie sur son parcours atypique, de son aversion initiale pour le ski à ses ambitions de moderniser l’image de ce sport.
- Lucas Pinheiro Braathen a révélé qu’il n’aimait pas skier étant enfant.
- Après un différend avec la fédération norvégienne, il concourt désormais pour le Brésil.
- Il souhaite rendre le ski plus attractif et plus coloré, notamment en s’inspirant du succès de la série Netflix « Formula 1 : Drive to Survive ».
De technicien perfectionniste sur les pistes à passionné de mode et de design, Lucas Pinheiro Braathen est un sportif aux multiples facettes. Le skieur de 25 ans a choisi de s’installer à Milan, capitale mondiale de la mode, pour nourrir ses autres passions et rapprocher l’univers du sport d’hiver de celui de la création.
Loin de la Norvège, pays natal de son père, et du Brésil, terre d’origine de sa mère, c’est dans le nord de l’Italie que Pinheiro Braathen se sent véritablement chez lui. « J’ai été et je suis tellement en mouvement dans ma vie. Maintenant, je veux enfin vivre dans des endroits où je me sens vraiment chez moi », explique-t-il. Le choix de Milan, métropole de la mode, n’est pas anodin : « Je fais tout pour que le monde des sports d’hiver et celui de la mode, de la musique et du design se rapprochent. »
Son parcours est d’autant plus surprenant qu’il n’a pas toujours été passionné par le ski. Ses parents se sont séparés lorsqu’il était très jeune, et son enfance s’est partagée entre deux pays et deux cultures. C’est son père qui l’a initié au ski en Scandinavie, mais l’expérience ne fut pas des plus enthousiasmantes. « Je détestais ça et inventais toutes sortes d’excuses pour éviter de retourner sur les pistes », se souvient-il.
À São Paulo, en revanche, c’est le football qui l’a séduit.
« Au Brésil, j’étais le gringo, mais sur le terrain, peu importe d’où tu viens, à quoi tu ressembles ou comment tu t’habilles. »
Lucas Pinheiro Braathen
Il a retenté le ski à l’âge de huit ans et a alors trouvé un club qui lui plaisait. Sa vie est alors devenue un voyage permanent, entre les pistes de ski et de nouvelles rencontres. « J’aimais cette vie, mais j’étais toujours en fuite », confie-t-il. « Je me fuyais. J’essayais de m’intégrer dans des groupes et j’essayais de m’intégrer. Je ne réalisais pas ce qui était vraiment important pour moi. »
Pinheiro Braathen a révélé posséder une fibre artistique très tôt. Il répétait des chorégraphies et des chansons, qu’il présentait régulièrement à sa famille. Il connaissait par cœur les clips de Michael Jackson et de Queen.
C’est cependant après son grave accident à Adelboden en 2021, et pendant la période de confinement liée à la pandémie de Covid-19, qu’il s’est pleinement épanoui dans le monde de la création. « J’étais au plus bas de ma vie », raconte-t-il. Un groupe d’artistes qu’il a rencontrés à Oslo l’a aidé à surmonter cette crise.
« Ces gens m’ont donné le sentiment : vous avez du talent, vivez-le ! »
Lucas Pinheiro Braathen
Après un désaccord majeur avec la Fédération norvégienne de ski, Lucas Pinheiro Braathen a annoncé sa démission à l’automne 2023. Un an plus tard, il a finalement fait son retour à la compétition, sous les couleurs du Brésil. Il a de grandes ambitions pour l’avenir du ski, inspiré par le succès de la série documentaire « Formula 1 : Drive to Survive» sur Netflix.
« Le ski a tellement de potentiel », affirme-t-il, convaincu qu’il est possible de rendre ce sport plus attractif et de mettre en lumière les personnalités qui le composent. L’intégralité de son interview est à retrouver dans le dernier numéro de « The Red Bulletin ».
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