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La Turquie et huit autres pays arabes et islamiques

La Türkiye et sept pays arabes et islamiques ont publié une déclaration conjointe le 6 septembre 2026 pour condamner fermement les déclarations de ministres israéliens en faveur…

La Turquie et huit autres pays arabes et islamiques

La Türkiye et sept pays arabes et islamiques ont publié une déclaration conjointe le 6 septembre 2026 pour condamner fermement les déclarations de ministres israéliens en faveur du déplacement forcé des Palestiniens de la bande de Gaza, avertissant d’une grave menace contre la paix régionale.

Dans une rare manifestation de désaccord public avec Israël, les États-Unis ont également rejeté ces appels à l’expulsion, affirmant leur attachement au plan de paix du président Donald Trump. Le refus international s’organise face aux propositions formulées par des responsables israéliens d’extrême droite.

La déclaration conjointe de la Türkiye et de sept pays

Les ministres des Affaires étrangères de la Türkiye, de l’Égypte, de l’Indonésie, de la Jordanie, du Pakistan, du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis ont publié une déclaration conjointe à ce sujet. Ils ont vivement condamné les propos des deux responsables israéliens concernant le déplacement des Palestiniens de Gaza, notamment les propositions relatives à des plans et mécanismes visant à les expulser de force de leurs terres. Les ministres des Affaires étrangères de la Türkiye, de l’Égypte, de l’Indonésie, de la Jordanie, du Pakistan, du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis ont exprimé leur rejet catégorique de tout projet d’expulsion. Selon le texte publié, les propositions visant à déraciner les populations de leurs terres constituent une violation manifeste du droit international, notamment du droit international humanitaire, ainsi qu’une menace directe contre les droits légitimes et inaliénables du peuple palestinien.

Les ministres ont réaffirmé leur rejet et leur condamnation catégoriques de toute tentative ou de tout projet visant, sous quelque prétexte que ce soit, à déplacer les Palestiniens à l’intérieur ou à l’extérieur des territoires palestiniens occupés. Les ministres ont mis en garde contre les graves conséquences qu’entraînerait la transformation des appels au déplacement forcé en une politique officielle ou en mesures concrètes « visant à déraciner les Palestiniens de leurs terres ». Une telle évolution menacerait directement les droits inaliénables du peuple palestinien et compromettrait gravement les perspectives de stabilité dans la région.

Les déclarations des ministres israéliens en cause

La fronde diplomatique fait suite aux propos tenus par le ministre israélien d’extrême droite chargé de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, et le ministre israélien de la Défense, Israël Katz. Ce dernier a présenté le dépeuplement de l’enclave comme la seule « solution » à la crise, affirmant que Trump n’avait fait que « geler » – et non annuler – son soutien à l’évacuation des Palestiniens du territoire.

Ces prises de position ont immédiatement suscité l’inquiétude des défenseurs des droits de l’homme, qui estiment qu’une telle proposition reviendrait à un nettoyage ethnique.

La position officielle des États-Unis sur le plan de paix

De leur côté, les États-Unis ont pris leurs distances avec les ministres israéliens en rejetant les appels lancés par de hauts responsables israéliens en faveur de l’expulsion de la population palestinienne de Gaza, tout en réaffirmant l’engagement de Washington envers le « plan de paix » en 20 points du président Donald Trump, qui avait permis d’instaurer le « cessez-le-feu » l’année dernière. Un porte-parole du Département d’État américain a rappelé dans un communiqué transmis à Al Jazeera les termes précis du texte.

Gaza : les pays arabes s'opposent à tout exil forcé des Palestiniens

« Comme l’indique explicitement le point 12 du plan du président : « Personne ne sera contraint de quitter Gaza, et ceux qui souhaitent partir seront libres de le faire et libres d’y revenir. Nous encouragerons les gens à rester et leur offrirons la possibilité de construire une meilleure Gaza » »

Un porte-parole du Département d’État, via African Manager

« Les États-Unis ne soutiennent aucun plan ni aucune proposition visant le déplacement forcé, l’expulsion ou le transfert obligatoire de la population de Gaza », a ajouté le porte-parole.

Perspectives pour l’unité territoriale et la solution à deux États

Soulignant que la bande de Gaza fait partie intégrante des territoires palestiniens occupés, les signataires de la déclaration conjointe ont insister sur la nécessité de préserver l’unité territoriale de Gaza et de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est.

Gaza : la Türkiye et sept pays condamnent les appels israéliens au déplacement forcé des Palestiniens
Photo: AA

Ils ont rappelé que la mise en œuvre de la solution à deux États constituait la seule voie vers une paix juste et durable, réaffirmant leur soutien à la création d’un État palestinien indépendant, avec Jérusalem-Est pour capitale, dans les frontières du 4 juin 1967 et conformément aux résolutions internationales pertinentes. Les ministres ont appelé la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité des Nations unies, à assumer ses responsabilités, à « s’opposer résolument à toute tentative d’imposer une nouvelle réalité démographique ou géographique dans les territoires palestiniens occupés » et à garantir le respect du droit international.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.