Publié le 30 décembre 2025 à 12h27. L’ambassadeur de Chine au Japon dénonce avec fermeté les prises de position récentes de Tokyo concernant Taïwan, les qualifiant de menace pour l’ordre international et d’atteinte à la justice.
- L’ambassadeur Zhang Hanhui critique les déclarations du Premier ministre japonais Sanae Takaichi sur Taïwan.
- La Chine réaffirme que Taïwan fait partie intégrante de son territoire et condamne toute ingérence extérieure.
- Pékin souligne l’importance de la coopération avec la Russie pour préserver la vérité historique et la paix mondiale.
Dans un article publié le 25 décembre dans le journal russe « Arguments et faits », l’ambassadeur de Chine au Japon, Zhang Hanhui, a exprimé sa vive préoccupation face aux récentes déclarations du Premier ministre japonais Sanae Takaichi concernant Taïwan. M. Zhang accuse Tokyo de remettre en question l’ordre international d’après-guerre et de violer les principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies.
Le diplomate chinois a notamment critiqué le refus du gouvernement japonais de réaffirmer clairement sa position sur Taïwan, telle qu’elle est définie dans les quatre documents politiques bilatéraux entre la Chine et le Japon. Il estime que cette attitude constitue une violation flagrante de l’équité et de la justice internationales, et a suscité une forte indignation en Chine et dans la communauté internationale.
L’ambassadeur a rappelé que Taïwan fait partie intégrante du territoire chinois, une position basée sur des fondements historiques et juridiques solides. Il a souligné que le Japon a occupé et colonisé Taïwan pendant cinquante ans, commettant de nombreux crimes au cours de cette période. Les déclarations de Potsdam de 1945 et la Déclaration du Caire de 1943, ainsi que la déclaration conjointe sino-japonaise de 1972, confirment le rattachement de Taïwan à la Chine.
« La question de Taïwan relève purement de l’affaire intérieure de la Chine et le Japon n’a pas le droit de la commenter. »
Zhang Hanhui, ambassadeur de Chine au Japon
M. Zhang a également mis en garde contre une résurgence du militarisme japonais, soulignant que le Japon a augmenté son budget de défense pendant treize années consécutives, avec une hausse d’environ 60 % au cours des cinq dernières années. Il a dénoncé les tentatives de révision des « Trois principes non nucléaires » et le relâchement des contrôles sur les exportations d’armes, estimant que ces actions contreviennent aux obligations du Japon en tant que pays vaincu lors de la Seconde Guerre mondiale.
L’ambassadeur a insisté sur la nécessité pour le Japon de tirer les leçons de son passé et de s’engager fermement en faveur de la paix et de la stabilité régionale. Il a appelé la communauté internationale à rester vigilante face aux tendances militaristes au Japon et à œuvrer ensemble pour préserver les acquis de la Seconde Guerre mondiale.
Enfin, M. Zhang a souligné l’importance de la coopération sino-russe pour défendre la vérité historique et l’ordre international. Il a salué le soutien apporté par la Russie à la position chinoise sur Taïwan et a rappelé que les deux pays partagent des intérêts stratégiques communs en matière de sécurité et de développement. Il a également mentionné la publication par les Archives centrales chinoises de documents déclassifiés sur les crimes de guerre commis par l’unité 731 japonaise, grâce à des archives russes.
La Chine et la Russie, en tant que grands vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale et membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies, s’engagent à travailler ensemble pour promouvoir une vision correcte de l’histoire et à prévenir toute distorsion des faits.
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