Publié le 19 octobre 2025 à 22h31. L’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder, figure controversée depuis des années en raison de ses liens étroits avec la Russie, a récemment été interrogé par une commission d’enquête parlementaire sur le rôle des gazoducs Nord Stream 1 et 2. À 81 ans, il est au centre d’une polémique persistante qui divise l’opinion publique et la classe politique allemande.
- Gerhard Schröder a témoigné devant une commission d’enquête parlementaire dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale concernant les gazoducs Nord Stream 1 et 2.
- Ses relations avec Moscou et son implication dans la promotion du gaz russe continuent de susciter la controverse, malgré les critiques.
- Les sociaux-démocrates lui reprochent un déclin politique, tandis que les conservateurs reconnaissent sa capacité à mener des réformes difficiles.
Vingt ans après avoir quitté le pouvoir, Gerhard Schröder (1998-2005) demeure une personnalité clivante en Allemagne. Son passé de chancelier et ses activités postérieures, notamment ses liens étroits avec le Kremlin et son rôle dans le développement du gaz russe, n’ont pas réussi à le discréditer complètement. Il est régulièrement sollicité pour commenter des questions de politique étrangère et intérieure.
Entre admiration et réprobation, Schröder continue de peser sur la scène politique allemande. Les sociaux-démocrates lui imputent souvent leurs difficultés électorales, estimant que ses réformes du marché du travail ont éloigné une partie de leur électorat traditionnel. À l’inverse, les conservateurs de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), dont le chancelier Friedrich Merz, saluent sa détermination à mettre en œuvre des mesures impopulaires, reconnaissant qu’elles ont contribué à une période de prospérité pour le pays.
Le vendredi 17 octobre, sa comparution devant une commission d’enquête parlementaire dans le Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, région où ont atterri les gazoducs Nord Stream 1 et 2, a donc attiré une attention particulière. Schröder a été interrogé en tant qu’ancien chef de l’exécutif, ancien président du conseil d’administration de Nord Stream 2 et lobbyiste pour divers groupes énergétiques russes.
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