Publié le 18 octobre 2023 19h20. L’armée américaine a annoncé la destruction d’un sous-marin utilisé pour le trafic de drogue, une opération qui intervient dans un contexte de tensions croissantes avec le Venezuela, accusé de ne pas lutter efficacement contre les cartels.
- Les États-Unis ont détruit un sous-marin transportant du fentanyl et d’autres drogues illicites en direction de leur territoire.
- Deux personnes ont péri dans l’opération et les deux survivants, de nationalité équatorienne et colombienne, seront renvoyés dans leurs pays d’origine.
- Le Brésil s’est dit prêt à jouer un rôle de médiateur entre Washington et Caracas pour éviter une escalade du conflit.
Le président américain Donald Trump a fait l’annonce sur son réseau social Truth Social, affirmant avoir eu « l’honneur de détruire un important sous-marin de trafic de drogue ». Il a précisé que les services de renseignement américains avaient confirmé que le navire transportait du fentanyl et d’autres substances illégales. Selon ses dires, deux des quatre personnes à bord ont été tuées et les deux survivants seront expulsés vers l’Équateur et la Colombie.
Cette opération intervient après que l’agence Reuters a rapporté, citant des sources anonymes, que l’armée américaine détenait deux survivants suite à une attaque le 16 octobre contre un navire au large des côtes du Venezuela, soupçonné d’être impliqué dans le trafic de drogue.
Washington accuse régulièrement les autorités vénézuéliennes de ne pas prendre les mesures nécessaires pour endiguer le flux de drogues. Lors de son discours devant la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies le 23 septembre, Donald Trump avait averti que l’armée américaine continuerait à cibler les navires liés aux cartels de la drogue vénézuéliens, dirigés selon les États-Unis par le président Nicolás Maduro. Des médias américains ont même évoqué la possibilité de frappes américaines contre des cibles des cartels au Venezuela dans les prochaines semaines.
Face à cette situation, le président brésilien Luiz Lula da Silva envisage de mettre en garde Donald Trump contre les risques d’une action militaire américaine au Venezuela. Selon le journal Folia de Sao Paulo, Lula da Silva entend souligner qu’une telle intervention pourrait déstabiliser l’ensemble de l’Amérique latine et favoriser la croissance du crime organisé et du trafic de drogue. Les deux présidents doivent se rencontrer prochainement.
Le Brésil s’est également déclaré prêt à faciliter un dialogue entre les États-Unis et le Venezuela. CNN Brasil a rapporté que cette proposition de médiation avait déjà été abordée lors d’entretiens à Washington entre le ministre brésilien des Affaires étrangères, Mauro Vieira, et le secrétaire d’État américain, Marco Rubio.
Des conversations téléphoniques entre les dirigeants brésiliens et américains ont eu lieu en octobre, débouchant sur l’accord d’organiser une rencontre bilatérale dans un avenir proche.