L’armée américaine a mené de nouvelles frappes contre des navires soupçonnés de trafic de drogue dans le Pacifique oriental, faisant huit morts parmi les équipages, selon des responsables de la défense. Ces opérations, ordonnées par le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, s’inscrivent dans une escalade des tensions régionales, notamment avec le Venezuela.
Le Commandement Sud des États-Unis a annoncé lundi que ces frappes, qui portent le nombre total d’opérations similaires depuis début septembre à une vingtaine, ont ciblé trois embarcations distinctes. Trois personnes ont été tuées sur le premier navire, deux sur le second et trois sur le troisième. Selon les autorités américaines, ces bateaux étaient exploités par des groupes identifiés comme terroristes et utilisaient des routes maritimes connues pour le trafic de stupéfiants.
Ces frappes interviennent après une première opération, le 2 septembre, qui avait déjà visé un navire suspecté de transporter de la drogue et éliminé ses occupants survivants. Au total, les forces américaines ont mené entre 23 et 25 frappes connues contre des bateaux impliqués dans le trafic de drogue dans le Pacifique oriental et les Caraïbes, entraînant la mort d’au moins 94 personnes.
L’administration Trump justifie ces actions par la nécessité d’endiguer l’afflux de fentanyl, un opioïde de synthèse particulièrement dangereux. Ce dernier est souvent fabriqué à partir de produits chimiques provenant de Chine et acheminé via le Mexique, étant la principale cause de décès par surdose aux États-Unis.
« L’objectif affiché est d’arrêter les drogues mortelles, de détruire les navires de narcotrafiquants et d’éliminer les narcoterroristes qui empoisonnent le peuple américain », a déclaré Pete Hegseth sur X le mois dernier. « Chaque trafiquant que nous tuons est affilié à une organisation terroriste désignée. »
Le président Donald Trump a également signé un décret désignant le fentanyl et son principal précurseur chimique comme des armes de destruction massive, renforçant ainsi la position de son administration face à cette crise.