Publié le 8 novembre 2025 à 14h16. La dette nationale américaine atteint des sommets alarmants, dépassant désormais le produit intérieur brut du pays et menaçant la stabilité économique future. Un expert local appelle à une action urgente pour maîtriser les dépenses et augmenter les recettes, afin de préserver le « rêve américain » pour les générations à venir.
- La dette brute des États-Unis s’élève désormais à 38 000 milliards de dollars (38 trillions de dollars) et augmente à un rythme accéléré.
- Cette dette dépasse le PIB actuel de plus de 7 000 milliards de dollars (7 trillions de dollars), et pourrait augmenter d’un autre milliard de dollars tous les cinq mois.
- Des organisations non partisanes comme le Comité pour un budget fédéral responsable (CRFB) mettent en garde contre une dégradation de la note de la dette et un dysfonctionnement budgétaire chronique.
La dette nationale américaine continue de grimper, atteignant un niveau record de 38 000 milliards de dollars. Ce chiffre, qui représente plus de 7 000 milliards de dollars de plus que le produit intérieur brut (PIB) du pays, suscite de vives inquiétudes quant à la santé économique à long terme des États-Unis. Selon les estimations, la dette pourrait encore augmenter d’un milliard de dollars tous les cinq mois, un rythme qui inquiète les experts.
La Fondation Peterson, un organisme non partisan, prévoit de nouvelles dégradations de la note de la dette américaine, anticipant que le prochain plan de financement ajoutera 4 100 milliards de dollars supplémentaires à la dette nationale au cours des dix prochaines années. Pour mieux comprendre l’ampleur du problème et explorer des solutions potentielles, l’auteur de cet article recommande de consulter le Comité pour un budget fédéral responsable (CRFB), une organisation non partisane qui promeut des politiques fiscales et budgétaires responsables.
Le CRFB dresse un tableau sombre de la situation actuelle, soulignant un manque d’action et une incapacité à adopter des budgets réalistes.
« La réalité est que nous devenons terriblement insensibles à notre propre dysfonctionnement. Nous ne parvenons pas à adopter des budgets, nous dépassons les délais, nous ignorons les garde-fous fiscaux et nous marchandons des fractions d’un budget tout en laissant intacts les principaux acteurs. »
Comité pour un budget fédéral responsable
L’organisation met également en garde contre les risques liés à la sécurité sociale et à l’assurance-maladie, dont les fonds fiduciaires pourraient être épuisés dans seulement sept ans, sans que les responsables politiques ne proposent de solutions concrètes. Cette situation pourrait entraîner une perte de confiance dans les marchés américains, augmentant les coûts d’emprunt et laissant un héritage lourd de conséquences pour les générations futures.
Les États-Unis ne sont plus considérés comme un risque de crédit de premier plan, comme l’Allemagne ou le Canada. L’auteur souligne que la situation actuelle est caractérisée par un déséquilibre entre les dépenses, qui représentent 23 % du PIB, et les revenus, qui n’atteignent que 17 % du PIB. Les principaux facteurs contribuant à cette situation sont la hausse des coûts des soins de santé, le vieillissement de la population et l’augmentation des coûts d’intérêt, lesquels équivalent désormais aux dépenses de défense.
Le CRFB s’efforce également de promouvoir un dialogue constructif et de surmonter les divisions politiques qui entravent la recherche de solutions. L’auteur cite l’exemple de John Kasich, ancien gouverneur de l’Ohio et ancien membre du Congrès républicain, et de Leon Panetta, ancien directeur de la CIA et secrétaire à la Défense, tous deux membres du CRFB.
« Ils conviennent tous deux que notre gouvernement doit être honnête, efficient et efficace. »
Kevin Henning
L’auteur critique également l’influence excessive des ultra-riches, qui manipulent les médias et le gouvernement pour protéger et accroître leur richesse. Il estime qu’ils devraient contribuer davantage au financement de l’État. Il plaide pour une réduction des dépenses, une croissance économique durable et une préservation du « rêve américain ».
L’auteur rejette les positions extrêmes, à la fois celles qui nient la gravité du déficit et celles qui prônent l’élimination totale de la dette. Il estime qu’il est impossible d’éliminer complètement la dette, mais qu’il est essentiel de la maîtriser. Il propose de stabiliser la part de la dette dans l’économie d’ici dix ans et de mettre en œuvre un plan visant à ramener la dette à des niveaux historiques d’ici 2050, en visant un ratio de 49 % du PIB, comparable à la moyenne des 50 dernières années.
Pour atteindre cet objectif, l’auteur suggère d’augmenter les recettes annuelles à environ 21 % du PIB en supprimant la plupart des déductions, exclusions, préférences et crédits fiscaux, sans pour autant augmenter les taux d’imposition. Parallèlement, il préconise de ramener les dépenses à ce même niveau de 21 % du PIB au cours des dix prochaines années, en gelant les dépenses intérieures et de défense, en réformant les soins de santé et en renforçant la sécurité sociale en réduisant les prestations pour les 25 % des salariés les plus riches.
L’auteur invite les lecteurs à consulter le site web du CRFB pour élaborer leur propre plan de réduction de la dette. Il souligne l’importance de faire pression sur les élus pour qu’ils adoptent une approche financièrement responsable du budget fédéral, afin de préserver la confiance dans les marchés américains et de garantir des opportunités économiques pour les générations futures.
Pour plus d’informations, consultez le site web du Parti démocrate du comté de Kendall : kcdems.us.
Kevin Henning est un démocrate local

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