La nouvelle série psychologique Lazarus, disponible sur Prime Video, accumule les incohérences narratives et un rythme particulièrement lent, malgré la présence de Bill Nighy et Sam Claflin. Cette création originale, écrite par Danny Brocklehurst, marque une nouvelle étape dans la collaboration prolifique entre Harlan Coben et une plateforme de streaming, après un contrat conséquent avec Netflix.
L’intrigue tourne autour du Dr Joel Lazarus (Sam Claflin), un psychiatre hanté par le meurtre non résolu de sa sœur en 1998. Lorsque son père, le Dr Jonathan Lazarus (Bill Nighy), décède de manière inattendue en laissant un message énigmatique – « ce n’est pas fini » accompagné d’un dessin – et une série de mystères, Joel se retrouve plongé dans une enquête troublante.
Un élément perturbant survient rapidement : une patiente, apparemment inconsciente de l’identité de Joel, lui expose ses pensées sombres concernant son partenaire et une possible menace qui pèse sur elle. Le Dr Lazarus découvre alors que son père avait suivi cette même patiente en 1999, peu avant sa disparition et son assassinat. « Je suppose qu’en choisissant votre carrière, vous vouliez lui ressembler », confie la patiente, une phrase qui souligne l’étrangeté de la situation.
Lazarus s’inscrit dans la lignée des thrillers psychologiques où le surnaturel et les apparitions fantomatiques viennent perturber le cours de l’enquête. Cette approche, selon certains critiques, frôle la paresse scénaristique et manque de tension. La série souffre d’un rythme lent et répétitif, avec des personnages qui reviennent constamment sur des informations déjà connues, étirant artificiellement l’histoire sur six épisodes.
Plusieurs détails scénaristiques interpellent : un psychiatre autorisé à détruire un mur à la hache dans le grenier d’une maison, l’absence de prélèvements sur les mains d’un homme décédé par suicide sans arme à feu et sans antécédents de troubles mentaux. Ces incohérences, parmi d’autres, contribuent à un sentiment général de frustration.
Harlan Coben avait initialement signé un contrat de cinq ans avec Netflix en 2018 pour l’adaptation de 14 de ses romans, un accord prolongé de quatre années supplémentaires en 2022, incluant ses célèbres romans de la série Myron Bolitar. Dix adaptations ont déjà été produites, souvent avec Richard Armitage dans le rôle principal. Parallèlement, Coben a également collaboré avec Amazon, donnant naissance à la série Shelter en 2023, basée sur le premier roman de la série Mickey Bolitar.
La série Lazarus, dont le titre fait référence au personnage biblique ressuscité, semble, selon certains observateurs, avoir besoin d’un repos bien mérité.
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