Publié le 29 décembre 2025 à 23h00. Lors d’une rencontre à Mar-a-Lago, en Floride, Donald Trump a réaffirmé son désintérêt pour les actions d’Israël, tout en mettant en garde le Hamas contre les conséquences d’un éventuel non-respect des termes du cessez-le-feu négocié par les États-Unis, et a esquissé de nouveaux plans pour la région.
- Donald Trump a minimisé son implication directe dans les opérations israéliennes, se concentrant sur le respect des accords par le Hamas.
- Le désarmement du Hamas reste une condition clé pour la poursuite du plan de paix américain, avec la menace de sanctions si cet objectif n’est pas atteint.
- Trump envisage la création d’un conseil de paix international et d’un gouvernement palestinien de transition, tout en maintenant une position ferme concernant l’Iran.
La rencontre entre Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s’est tenue dans le domaine privé de Mar-a-Lago, a été l’occasion d’échanges sur la situation au Moyen-Orient, notamment sur le respect du cessez-le-feu en cours dans la bande de Gaza et les perspectives de paix. Trump a clairement indiqué qu’il ne s’immiscerait pas dans les décisions opérationnelles d’Israël.
« Je ne suis pas préoccupé par ce que fait Israël », a déclaré Trump. « Je m’inquiète de ce que les autres font ou ne font pas. »
Donald Trump, ancien président des États-Unis
Le principal sujet de préoccupation de l’administration Trump semble être le désarmement du Hamas, une condition essentielle pour la mise en œuvre de la deuxième phase du plan de cessez-le-feu. Trump a averti que si le Hamas ne déposait pas les armes comme convenu, il en subirait les conséquences.
« S’ils ne déposent pas les armes maintenant, ces pays les détruiront », a-t-il déclaré.
Donald Trump, ancien président des États-Unis
Plusieurs États de la région auraient déjà manifesté leur intention d’intervenir militairement si le Hamas ne respectait pas ses engagements. Israël et le Hamas ont initialement accepté le plan de paix proposé par les États-Unis en octobre dernier, mais la situation reste fragile et les violences sporadiques persistent.
Au-delà de la question du Hamas, les discussions ont également porté sur la Cisjordanie occupée, où les positions de Trump et Netanyahu divergent. Le président américain a reconnu qu’il n’y avait pas d’accord total sur cette question, mais a exprimé son optimisme quant à la possibilité de parvenir à une solution.
« Nous avons eu une discussion, une grande discussion, sur la Cisjordanie, et nous l’avons depuis longtemps. Et je ne dirais pas que nous sommes d’accord à 100 % sur la Cisjordanie. Mais nous parviendrons à une solution. »
Donald Trump, ancien président des États-Unis
Concernant l’Iran, Trump a réaffirmé son soutien aux actions israéliennes contre Téhéran, en particulier si le pays poursuit ses programmes de missiles et nucléaires. Il a même menacé de recourir à la force si l’Iran tentait de se réarmer. Un conseiller de l’ayatollah Ali Khamenei a immédiatement réagi en avertissant que toute agression entraînerait une réponse “immédiate et dure”.
Par ailleurs, Netanyahu a annoncé que Donald Trump recevrait le Prix Israël, une distinction honorifique qui récompense ses “contributions exceptionnelles” à Israël et au peuple juif. Il s’agit d’une première, car aucun prix Israël n’avait jamais été décerné à une personne n’ayant pas la nationalité israélienne.
Enfin, des informations contradictoires ont circulé concernant une éventuelle grâce présidentielle pour Netanyahu, actuellement confronté à des accusations de corruption. Le bureau du président israélien Yitzhak Herzog a démenti avoir eu des discussions à ce sujet avec Trump.
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