Publié le 5 novembre 2025 18h10. Tomio Okamura, figure de proue de la droite populiste tchèque, a été élu président de la Chambre des députés, marquant une nouvelle étape dans la formation d’une coalition gouvernementale controversée.
- Tomio Okamura, chef du parti SPD, a été élu président de la Chambre des députés tchèque.
- Son élection a été soutenue par 107 députés sur 197 lors d’un vote secret.
- Cette élection intervient après la signature d’un accord de coalition entre le parti ANO d’Andrej Babis et le SPD.
Le chef du parti populiste de droite SPD (Svoboda a přímá demokracie – Liberté et démocratie directe) a pris ses fonctions mercredi après avoir remporté le vote à la présidence de la Chambre des députés tchèque. 107 législateurs ont placé leur confiance en Tomio Okamura, contre 81 pour son unique adversaire, Jan Bartoszek, représentant de l’Union chrétienne-démocrate conservatrice.
Après son élection, M. Okamura a déclaré :
« Chers dames et messieurs, merci pour votre confiance et j’ai hâte de travailler avec vous tous. »
Tomio Okamura, président de la Chambre des députés
Cette élection s’inscrit dans un contexte politique tendu, marqué par la formation d’une coalition gouvernementale entre le parti ANO, dirigé par l’ancien Premier ministre Andrej Babis, le SPD et le parti Motorists for Yourself. Un accord de coalition a été signé le 3 novembre 2025, ouvrant la voie à un gouvernement potentiellement instable et critiqué pour ses positions.
Durant la campagne électorale, Tomio Okamura avait exprimé des positions controversées, notamment concernant la politique d’accueil des réfugiés ukrainiens. Il avait notamment évoqué la nécessité de limiter leurs droits et de retirer les drapeaux ukrainiens des bâtiments administratifs, des déclarations qui ont suscité de vives réactions. Plusieurs membres du SPD avaient également adopté des positions similaires.
L’arrivée au pouvoir d’une coalition incluant le SPD soulève des inquiétudes quant à l’orientation future de la République tchèque, certains analystes y voyant un rapprochement potentiel avec des régimes autoritaires comme celui de Viktor Orban en Hongrie. Des observateurs prédisent un gouvernement “toxique” et mettent en garde contre les conséquences de cette alliance.
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