Publié le 28 décembre 2023 06:47:00. L’essor des plateformes de streaming et d’Internet a ouvert l’accès à un cinéma mondial autrefois difficilement accessible, mais un observateur s’interroge sur la manière dont ce cinéma est catégorisé et filtré, notamment aux États-Unis.
- L’accès au cinéma international s’est considérablement facilité grâce à Internet et aux services de streaming.
- L’auteur constate que la sélection de films étrangers proposée aux États-Unis peut être plus limitée qu’à l’étranger, même en utilisant un réseau privé virtuel (VPN).
- La catégorisation du « Cinéma du monde » pourrait être une manière de commercialiser et de consommer des œuvres culturelles plutôt qu’une véritable ouverture à la diversité cinématographique.
La découverte du cinéma international a été une expérience transformatrice pour cet observateur, débutant dans les années 1990 avec des films asiatiques. À une époque où l’accès à ces œuvres était restreint, limité à quelques salles de cinéma diffusant des films grand public comme Three Colors Blue, cette première expérience a suscité une fascination pour de nouvelles perspectives cinématographiques. Il souligne que vivre en dehors des États-Unis à cette époque rendait l’accès à ces films encore plus difficile.
Aujourd’hui, Internet a démocratisé l’accès au cinéma du monde, mais l’auteur remarque une forme de filtrage persistant, particulièrement aux États-Unis. Il explique que la sélection proposée sur des plateformes comme Mubi, lorsqu’on utilise un VPN pour se connecter depuis la Roumanie, semble plus diversifiée qu’aux États-Unis. Il illustre cette observation avec l’exemple de La Légende de la reine vagabonde de Lagos, qu’il a visionné sur Kanopy, et se demande ce que révèlerait l’utilisation d’un service de streaming non américain.
L’auteur s’interroge sur le rôle des politiques culturelles américaines et des considérations de marché dans cette sélection. Il estime que le cinéma, en tant que média puissant, est particulièrement sensible à ces influences. Il évoque également une époque révolue où des centres culturels comme New York collaboraient avec des cinémas du monde entier, une pratique qui semble aujourd’hui disparue. Il se demande finalement si la catégorie « Cinéma du monde » n’est pas simplement un outil de catégorisation commerciale, réduisant des œuvres culturelles complexes à des produits de consommation.
« Quand la catégorie est-elle née ? Avec Internet ou la Netflixication du cinéma ? Sans cela, je serais aussi ignorant qu’un rat de porte et aussi peu profond qu’une flaque d’eau dans le désert. »
Auteur (non identifié dans le texte source)