Publié le 26 octobre 2025 21:06:00. Une étude de NIQ révèle des disparités considérables en matière de pouvoir d’achat à travers l’Europe, avec une zone autour d’un château qui se distingue comme la plus aisée, tandis que l’Ukraine affiche le niveau le plus bas.
- Les habitants d’une zone spécifique autour d’un château affichent le pouvoir d’achat par habitant le plus élevé d’Europe, selon les données de NIQ.
- L’étude « Purchasing Power Europe 2025 » de NIQ révèle un pouvoir d’achat total estimé à 13 900 milliards d’euros pour l’ensemble des Européens en 2025.
- D’importantes différences existent entre les pays : le Liechtenstein affiche un pouvoir d’achat par habitant de 71 130 euros, contre seulement 2 946 euros en Ukraine.
Une nouvelle étude de NIQ, une société spécialisée dans l’intelligence des consommateurs, met en lumière les inégalités de pouvoir d’achat à travers 42 pays européens. L’analyse, intitulée « Purchasing Power Europe 2025 », révèle que les 40 015 habitants d’une zone non précisée autour d’un château disposent du pouvoir d’achat par habitant le plus élevé du continent. Les chiffres, basés sur les revenus théoriquement disponibles, ont été collectés même dans des régions isolées comme les Carpates, témoignant d’un travail de collecte de données ambitieux.
Selon NIQ, le pouvoir d’achat total des Européens atteindra environ 13 900 milliards d’euros en 2025, soit une augmentation de 4 % par rapport à l’année précédente. Cette somme, explique l’étude, couvre les dépenses liées à l’alimentation, au logement, aux services, aux coûts énergétiques, à la prévoyance, aux assurances, aux loisirs, à la mobilité et aux achats divers. Cependant, la répartition de ce pouvoir d’achat est loin d’être uniforme.
Le Liechtenstein se distingue avec un pouvoir d’achat par habitant de 71 130 euros, suivi de l’Allemagne avec 29 566 euros. L’Ukraine, en revanche, affiche un niveau de 2 946 euros par habitant. Cette disparité souligne les défis économiques auxquels le pays est confronté et explique, selon l’étude, pourquoi des travailleurs qualifiés d’Europe centrale (Pologne, République tchèque, Slovaquie) sont attirés par des régions plus prospères comme la région Rhin-Main en Allemagne, ou pourquoi un vendeur ambulant roumain préfère exercer son activité dans une ville allemande plutôt qu’à Sibiu.
L’étude de NIQ met également en évidence les performances de certains pays et villes. L’Irlande a gagné cinq places dans le classement européen, tandis que Sopot, en Pologne, est présentée comme un nouveau leader. D’autres villes comme Belluno, en Italie, et Crémone, en Italie, progressent également dans le classement, tandis que des villes comme Benesov et Kutna Hora, en République tchèque, gagnent des places. Ces mouvements sont présentés de manière similaire à un classement sportif, ce qui a suscité des critiques quant à la pertinence de la présentation des données.
La présentation des résultats par NIQ a été jugée peu claire et dépourvue de contexte. Le communiqué de presse se contente de présenter des chiffres sans expliquer clairement l’objectif de l’étude ou les bénéfices potentiels de ces données. Certains observateurs s’interrogent sur la qualité du texte, estimant qu’il pourrait avoir été rédigé par une intelligence artificielle entraînée sur des rapports sportifs. Le communiqué de presse complet est disponible sur le site de NielsenIQ.
NIQ se décrit comme l’une des principales sociétés mondiales d’intelligence des consommateurs, offrant une compréhension approfondie du comportement d’achat et identifiant de nouvelles opportunités de croissance. Cependant, la qualité du texte accompagnant les données soulève des questions quant à l’équilibre entre la quantité d’informations collectées et la clarté de leur présentation.