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Le journaliste britannique Sami Hamdi devrait être libéré de sa détention par l’ICE et retourner au Royaume-Uni

Publié le 11 novembre 2025 à 07h54. Le journaliste britannique Sami Hamdi, arrêté aux États-Unis pour un dépassement de visa, sera finalement autorisé à rentrer au Royaume-Uni, une décision saluée par les organisations de défense des droits civiques…

Le journaliste britannique Sami Hamdi devrait être libéré de sa détention par l’ICE et retourner au Royaume-Uni

Publié le 11 novembre 2025 à 07h54. Le journaliste britannique Sami Hamdi, arrêté aux États-Unis pour un dépassement de visa, sera finalement autorisé à rentrer au Royaume-Uni, une décision saluée par les organisations de défense des droits civiques qui y voient une victoire face à une possible persécution politique.

  • Sami Hamdi, journaliste et commentateur basé à Londres, a été détenu par les autorités américaines pendant plus de deux semaines.
  • Il a accepté une proposition du gouvernement américain de quitter volontairement le pays.
  • Son arrestation avait suscité des inquiétudes quant à une possible discrimination en raison de ses critiques envers la politique israélienne.

Après plus de deux semaines de détention aux États-Unis, le journaliste britannique Sami Hamdi pourra rentrer chez lui. L’Immigration and Customs Enforcement (ICE), l’agence américaine chargée de l’application de la loi sur l’immigration, a accepté de le libérer et de faciliter son expulsion. Hamdi était arrivé aux États-Unis pour une série de conférences et avait été interpellé à l’aéroport international de San Francisco le 26 octobre.

Les autorités américaines ont initialement justifié son arrestation par un dépassement de la durée de validité de son visa. Cependant, des organisations musulmanes de défense des droits humains ont dénoncé une révocation de visa arbitraire, survenue pendant son séjour aux États-Unis et sans justification valable. La famille de Hamdi a quant à elle exprimé sa conviction que son arrestation était motivée par ses prises de position publiques critiquant les actions d’Israël dans les territoires palestiniens.

Lundi, le Conseil sur les relations américano-islamiques (CAIR) a annoncé que Hamdi avait choisi d’accepter l’offre du gouvernement américain de quitter le pays. La famille du journaliste a exprimé son soulagement dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux :

« Le gouvernement a accepté de libérer Sami. Il pourra bientôt rentrer chez lui, si Dieu le veut. »

Famille de Sami Hamdi

La sous-secrétaire du Département de la Sécurité intérieure (DHS), Tricia McLaughlin, a confirmé que Hamdi avait demandé son expulsion volontaire et que l’ICE s’en chargeait. Elle a également qualifié Hamdi de « sympathisant du terrorisme » et a affirmé que, sous une administration Trump, les personnes soutenant le terrorisme et menaçant la sécurité nationale américaine ne seraient pas autorisées à travailler ou à visiter le pays.

L’ICE indiquait lundi après-midi que Hamdi était toujours en détention en Californie. Son arrestation avait eu lieu le lendemain de son intervention lors du gala annuel du CAIR en Californie.

La section californienne du CAIR et l’avocat de Hamdi ont salué la décision américaine de le libérer. Dans un communiqué, ils ont souligné que cet accord démontrait que le gouvernement ne considérait pas Hamdi comme une menace pour la communauté ou la sécurité nationale.

L’épouse de Hamdi, Soumaya, avait déclaré vendredi que le gouvernement américain n’avait fourni aucune preuve pour justifier sa détention.

« S’ils veulent l’expulser du pays, pourquoi ne le laissent-ils pas partir ? Pourquoi le gouvernement américain détient-il un journaliste britannique sans inculpation ? »

Soumaya Hamdi

Sami Hamdi est connu pour ses analyses de la situation au Moyen-Orient et ses interventions régulières dans les médias britanniques. Il avait récemment commenté l’accord de cessez-le-feu à Gaza négocié par les États-Unis et les projets internationaux pour la gouvernance de l’enclave après le conflit.

En 2023, lors d’un événement à Londres après l’attaque du Hamas du 7 octobre, Hamdi avait appelé les participants à « célébrer la victoire ». Cependant, l’année suivante, lors d’un discours devant le Conseil canadien des affaires publiques musulmanes, il avait précisé que « personne ne dit que la date du 7 octobre était acceptable », ajoutant que « les gens disent que le 7 octobre était une conséquence naturelle de l’oppression exercée sur les Palestiniens ».

Hussam Ayloush, directeur exécutif du CAIR-CA, a déclaré lundi :

« Cet accord établit que le gouvernement ne considère pas Hamdi comme un danger pour la communauté ou la sécurité nationale. Son seul véritable « crime » a été de dénoncer les crimes de guerre génocidaires commis par Israël contre les Palestiniens. »

Hussam Ayloush, directeur exécutif du CAIR-CA

L’affaire de Sami Hamdi s’inscrit dans un contexte plus large de révocation de visas de ressortissants étrangers pro-palestiniens par l’administration Trump. Au début de l’année, Momodou Taal, un étudiant diplômé de Cornell, s’était vu révoquer son visa et menacé d’expulsion pour sa participation à des manifestations pro-palestiniennes liées à la guerre entre Israël et le Hamas. Taal avait annoncé en mars qu’il quitterait volontairement les États-Unis.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.