Publié le 23 décembre 2025 18h39. La Russie a démenti les informations selon lesquelles elle évacuerait son personnel diplomatique du Venezuela, alors que les tensions s’intensifient entre Caracas et Washington. Moscou affirme apporter un soutien total au gouvernement de Nicolás Maduro face à ce qu’elle considère comme des « hostilités » américaines.
Le ministère russe des Affaires étrangères a catégoriquement nié, ce mardi, être en train de rapatrier le personnel de son ambassade au Venezuela. Cette démentie intervient après un rapport de l’Associated Press citant un responsable des renseignements européens affirmant que Moscou avait commencé à évacuer les familles des diplomates russes dès vendredi dernier.
Dans un message publié sur le réseau social X, le ministère russe a qualifié ce rapport de « faux » et a mis en garde contre les « provocations occidentales ». Il n’a cependant pas précisé si les familles des diplomates avaient effectivement été relocalisées. « Soyez prudents et ne tombez pas dans le piège des provocations occidentales ! », a déclaré le ministère.
Selon le rapport de l’AP, des responsables russes évaluent en privé la situation au Venezuela comme étant « très sombre », en raison de l’intensification des opérations militaires et des avertissements américains à l’encontre de Caracas.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a eu un entretien téléphonique lundi avec son homologue vénézuélien, Yván Gil. Le ministère russe a indiqué que Lavrov avait exprimé le « plein soutien » de Moscou au gouvernement de Maduro et sa « sérieuse inquiétude » face à l’escalade des actions américaines dans la mer des Caraïbes. La Russie promet son « plein soutien » au Venezuela contre les « hostilités » américaines.
Yván Gil a dénoncé les récentes frappes américaines contre des navires sanctionnés, les qualifiant d’« actes illégaux de piraterie ». Depuis septembre, les forces américaines ont mené des opérations contre des navires que l’administration américaine accuse d’être impliqués dans le trafic de drogue dans les Caraïbes et le Pacifique oriental. Les autorités américaines n’ont pas fourni de preuves publiques pour étayer ces accusations.
Les familles de victimes affirment que plus de 100 personnes ont été tuées au cours de ces opérations, notamment des pêcheurs. Le ministère russe des Affaires étrangères a averti que « les actions de plus en plus intensifiées » de Washington pourraient avoir « des conséquences de grande envergure pour la région » et menacer le transport maritime international, réitérant ainsi la solidarité de Moscou avec les dirigeants vénézuéliens.