Publié le 29 octobre 2025 12:15:00. Le tourisme en Irlande connaît un ralentissement marqué cette année, avec une baisse significative du nombre de visiteurs et des dépenses associées, malgré un léger rebond en septembre. Ces chiffres, publiés par le Bureau central des statistiques (CSO), interrogent les acteurs du secteur.
- Le nombre de touristes étrangers a diminué de 7,5 % depuis le début de l’année.
- Les dépenses touristiques ont chuté de 13 %, atteignant 5,7 milliards d’euros.
- Un rebond de 5 % du nombre de visiteurs a été enregistré en septembre, mais la durée moyenne des séjours a diminué.
Entre janvier et septembre 2025, l’Irlande a accueilli 4 851 000 visiteurs internationaux, contre 5 245 000 pour la même période en 2024. Cette baisse s’accompagne d’une diminution des dépenses touristiques, qui s’élèvent à 5,7 milliards d’euros contre 6,6 milliards d’euros l’année précédente. Les dépenses liées à l’hébergement ont particulièrement souffert, passant de 2 milliards d’euros à 1,7 milliard d’euros, soit une baisse de 15 %.
Si le nombre de touristes ayant séjourné dans des hôtels est resté stable (275 000), les données de septembre révèlent une tendance contrastée. Le nombre de visiteurs a augmenté de 5 % par rapport à septembre 2024, mais la durée moyenne des séjours a diminué, passant de 8 nuits en septembre 2023 à 7,8 nuits en septembre 2024 et à seulement 7,1 nuits en septembre 2025. Les dépenses des voyageurs, hors transport, ont également baissé, s’élevant à plus de 570 millions d’euros, en recul de 16 % par rapport à septembre 2024 et de 5 % par rapport à septembre 2023.
Eoghan O’Mara Walsh, PDG de la Confédération irlandaise de l’industrie du tourisme, s’est montré dubitatif face à ces chiffres.
« Les données du CSO ne reflètent pas l’expérience que nous avons sur le terrain. Jusqu’à présent cette année, la situation est stable, voire légèrement en baisse. »
Eoghan O’Mara Walsh, PDG de la Confédération irlandaise de l’industrie du tourisme
Il a toutefois reconnu que les chiffres du CSO indiquent une « baisse plus spectaculaire » que celle perçue par les principaux acteurs du secteur, notamment les attractions touristiques et les grands groupes hôteliers.

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