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Le Qatar et l’Arabie Saoudite sont favorisés – cela cause des problèmes

by Camille Renault

Publié le 14 octobre 2025 à 15h18. L’Arabie saoudite et le Qatar bénéficient d’avantages considérables dans leur course à la Coupe du Monde 2026, soulevant des questions sur l’équité du processus de qualification asiatique et les liens étroits entre ces nations et la FIFA.

  • Le Qatar et l’Arabie saoudite ont obtenu le droit d’organiser tous leurs matchs de qualification à domicile.
  • Ces deux pays bénéficieront également d’une pause plus longue entre les matchs, leur donnant un avantage concurrentiel.
  • Des accusations de favoritisme envers ces nations, en raison de leurs relations étroites avec la FIFA et de leurs futurs rôles d’hôtes de la Coupe du Monde, sont de plus en plus fortes.

Les qualifications pour la Coupe du Monde 2026 prennent une tournure controversée, avec des accusations de favoritisme envers le Qatar et l’Arabie saoudite. Après avoir échoué à se qualifier directement lors de la troisième phase des éliminatoires asiatiques, ces deux nations se retrouvent dans une position privilégiée pour la quatrième phase, suscitant l’indignation de leurs concurrents.

L’Association de Football d’Asie (AFC) a pris la décision de permettre au Qatar d’organiser tous ses matchs de groupe à domicile, et à l’Arabie saoudite de faire de même. Cette décision, prise cet été, a été vivement critiquée par d’autres participants aux qualifications, qui avaient également exprimé leur intérêt pour l’organisation de rencontres. L’Oman a ainsi appelé à « la transparence et l’équité dans toutes les phases » des qualifications, tandis que l’Irak a dénoncé une décision qui « pourrait mettre en danger l’équilibre concurrentiel ». Certains ont même suggéré un lieu neutre ou un échange d’organisation entre les deux pays.

L’AFC n’a pas révélé les critères utilisés pour sélectionner les hôtes de cette phase finale des qualifications. Un choix qui semble peu lié aux performances sportives, l’Arabie saoudite étant seulement troisième de son groupe lors de la phase précédente, et le Qatar quatrième.

L’avantage ne s’arrête pas là. Le Qatar et l’Arabie saoudite bénéficieront également d’une pause plus importante entre leurs matchs. Contrairement à leurs adversaires, qui ont dû jouer samedi, ils disposent de six jours supplémentaires pour se préparer et connaissent déjà les résultats dont ils ont besoin pour progresser. L’entraîneur d’Oman, Carlos Queiroz, a exprimé son incompréhension dans une interview accordée au Guardian :

« Cela n’est jamais arrivé auparavant. Les personnes qui établissent les règles n’y ont pas pensé et n’y ont pas prêté attention. »

Il a ajouté, avec une pointe d’ironie, qu’il était étrange que les responsables ne se sentent pas mal à l’aise avec cette situation.

Les enjeux sont clairs : une défaite nette contre le Qatar pourrait compromettre les chances d’Oman de participer aux barrages. Le Qatar affronte les Émirats arabes unis ce soir, et une victoire leur assurerait une place directe pour la Coupe du Monde 2026. Un match nul leur permettrait d’accéder aux barrages, tandis qu’une défaite laisserait la décision à la différence de buts. Pour l’Arabie saoudite, un match nul à domicile contre l’Irak suffirait à se qualifier directement, sinon elle devra également passer par les barrages.

Ces avantages significatifs accordés au Qatar et à l’Arabie saoudite, deux nations entretenant des liens étroits avec la FIFA – le Qatar accueillera la Coupe du Monde en 2022, et l’Arabie saoudite en 2034 ou 2035 – ainsi que l’investissement d’un fonds saoudien dans le groupe de diffusion DAZN, qui a récemment acquis les droits de retransmission de la Coupe du Monde des clubs pour un montant record, alimentent les soupçons de favoritisme et mettent en lumière les enjeux financiers et politiques qui entourent le football mondial.

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