Publié le 15 décembre 2025 à 21h38. Jorge Rivas, jeune poète devenu figure publique au Chili, a réagi avec virulence au résultat du second tour de l’élection présidentielle, dénonçant une politique gangrénée par la corruption et un discours creux des hommes politiques.
- Jorge Rivas, connu dès l’enfance pour sa passion pour la poésie, critique ouvertement le nouveau président élu et la gestion de sa campagne.
- Il exprime son désenchantement face à la classe politique chilienne, qu’il juge déconnectée des préoccupations de la population.
- Rivas appelle à ne pas oublier le potentiel des Chiliens et à croire en un avenir meilleur pour le pays.
L’adolescent, propulsé sur le devant de la scène médiatique à l’âge de six ans grâce à une apparition télévisée où il récitait ses poèmes, s’est exprimé avec une franchise qui a rapidement fait le tour des réseaux sociaux. Il n’hésite plus à commenter l’actualité politique et son opinion est suivie par un public de plus en plus large, notamment parmi les jeunes.
« Les gens en ont plus qu’assez des politiciens », a-t-il déclaré. « La politique actuelle révèle le pire de la nature humaine, sa part la plus corrompue. » Rivas s’interroge sur la capacité des responsables politiques à réellement répondre aux enjeux du pays. Il critique notamment les promesses simplistes et les contradictions flagrantes.
« Ils pensent qu’un discours de trente secondes suffit à réformer le système judiciaire ou le parquet. Je suis profondément désolé de ces contradictions : afficher une tolérance zéro envers la criminalité tout en accordant des grâces, prôner la liberté tout en voulant imposer l’État ou la religion dans la sphère privée. »
Jorge Rivas, jeune poète et commentateur politique
Rivas souligne la difficulté pour les jeunes, porteurs d’idéaux de justice sociale, de s’engager en politique dans un climat aussi polarisé. Il dénonce la stratégie de dénigrement employée pendant la campagne présidentielle, pointant du doigt le fait que certains soutiens du nouveau président élu l’aient personnellement attaqué après qu’il ait publiquement exprimé ses doutes quant à ses chances de succès.
« J’avais dit un jour que José Antonio Kast ne serait jamais président, sans imaginer que des hommes politiques pouvaient aller jusqu’à saboter les candidatures de leurs concurrents. Certains de ses partisans ont pris l’initiative de me contredire à chaque occasion. Mais quand on en arrive à détruire l’autre et à une telle violence, c’est la preuve de l’échec de la politique. »
Jorge Rivas, jeune poète et commentateur politique
Malgré son pessimisme, Rivas affiche un optimisme prudent quant à l’avenir du Chili. « Des dizaines de présidents, des centaines de députés et de sénateurs, des milliers de maires peuvent passer, mais le Chili ne renoncera pas », a-t-il affirmé. Il conclut en lançant un appel à la confiance dans le potentiel de la population chilienne, en particulier celle qui travaille dur et qui, malgré ses difficultés, conserve l’espoir d’un avenir meilleur.
« S’il vous plaît, n’oublions pas le formidable potentiel qui existe dans les populations, dans ces 95% de Chiliens qui travaillent dur, qui n’ont parfois pas le temps de s’occuper de leur famille et que l’on a cru pétrifiés qu’ils n’auraient pas le temps de s’intéresser à la politique. Un gros câlin. »
Jorge Rivas, jeune poète et commentateur politique
