Le Royaume-Uni reconnaît l’État palestinien pour relancer les perspectives de paix
23 septembre 2024 – Le Royaume-Uni a officiellement reconnu l’État de Palestine, une décision historique prise conjointement avec le Canada et l’Australie, dans le but de préserver la viabilité d’une solution à deux États et de créer un chemin vers une paix durable pour les Israéliens et les Palestiniens.
Cette reconnaissance intervient alors que la situation à Gaza continue de se détériorer, Israël poursuit ses expansions de colonies illégales en Cisjordanie et que le Hamas continue de détenir des otages.
Le Premier ministre a clairement indiqué que le Hamas n’aura aucun rôle dans l’avenir de la Palestine, réitérant son appel à leur libération immédiate et inconditionnelle des otages. Cette décision s’inscrit dans un effort international plus large visant à soutenir une voie vers la paix et à protéger l’égalité des droits des peuples israélien et palestinien.
En juillet, le Premier ministre s’était engagé à agir si la situation ne s’améliorait pas, estimant que le Royaume-Uni a une responsabilité morale de soutenir un avenir pacifique pour Israël et la Palestine, une perspective qui s’éloigne de plus en plus.
Une solution à deux États, avec un Israël sûr et sécurisé aux côtés d’un État palestinien viable et souverain dirigé par une Autorité palestinienne réformée, est considérée comme le seul chemin vers une paix durable, mettant fin à la violence et aux souffrances des dernières années.
La reconnaissance de la Palestine est ancrée dans le droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination, un engagement pris par le gouvernement dans son programme politique.
Le gouvernement a souligné que cette décision ne concerne en aucun cas le Hamas, une organisation terroriste qui souhaite la destruction d’Israël. Un Israël et une Palestine vivant côte à côte en paix, avec des frontières reconnues, est diamétralement opposé à la vision haineuse du Hamas.
Les exigences du gouvernement envers le Hamas restent inchangées : libération de tous les otages, acceptation d’un cessez-le-feu immédiat, renoncement à tout rôle dans la gouvernance de Gaza et engagement en faveur du désarmement. Des sanctions supplémentaires contre les dirigeants du Hamas sont prévues dans les semaines à venir, parallèlement à des efforts continus pour ramener les otages à la maison.
Le soutien du Royaume-Uni à la sécurité d’Israël reste ferme. Cependant, le gouvernement israélien doit également changer de cap, en interrompant son offensive à Gaza, en permettant l’accès à l’aide humanitaire et en mettant fin à l’expansion illégale de ses colonies en Cisjordanie.
Déclaration de la ministre des Affaires étrangères, Yvette Cooper :
« La décision historique d’aujourd’hui, prise aux côtés de nos alliés les plus proches, de reconnaître un État palestinien, reflète notre engagement indéfectible envers une solution à deux États et affirme le droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination.
Cette reconnaissance est une étape cruciale pour préserver la perspective d’une solution à deux États, à un moment où elle est plus que jamais menacée. Deux États sont le seul moyen de garantir la paix et la sécurité à long terme pour les Israéliens et les Palestiniens.
Nous sommes clairs : le Hamas ne peut avoir aucun rôle dans l’avenir de la Palestine. C’est une organisation terroriste barbare qui s’oppose à l’idée même de deux États. Ils doivent libérer les otages et renoncer à toute emprise sur Gaza. Mais le Hamas n’est pas le peuple palestinien.
La reconnaissance n’est qu’une partie d’un effort plus large pour la paix. Nous devons mettre fin au conflit à Gaza, garantir la libération de tous les otages et acheminer l’aide humanitaire à ceux qui en ont désespérément besoin. Cela nécessite un cessez-le-feu immédiat et un plan pour une paix durable, qui sera au cœur de ma campagne diplomatique à l’ONU cette semaine. »
Le Royaume-Uni, ayant reconnu l’État d’Israël en 1950, estime qu’il ne peut plus soutenir de manière crédible la solution à deux États sans reconnaître les deux États.
Cette décision ne remet pas en question les demandes adressées à l’Autorité palestinienne de mener des réformes approfondies. Le président Abbas s’est engagé à organiser de nouvelles élections dans l’année suivant un cessez-le-feu.
Le Royaume-Uni continuera de fournir un soutien technique et financier à l’AP pour la mise en œuvre de ces réformes et la construction de l’État palestinien, notamment par le biais du travail de l’envoyé britannique pour la gouvernance de l’Autorité palestinienne, Sir Michael Barber, qui vise à améliorer les capacités de l’AP.
Le gouvernement a souligné que la reconnaissance seule ne suffira pas à changer la situation sur le terrain. C’est pourquoi cette décision s’inscrit dans le cadre d’efforts internationaux coordonnés pour parvenir à un consensus sur un cadre de paix, abordant la gouvernance, la sécurité, l’accès humanitaire, la surveillance du cessez-le-feu à Gaza et les fondements d’une solution à deux États.
Le Royaume-Uni continuera de travailler en étroite collaboration avec ses alliés pour faire avancer ce plan, dont la reconnaissance est la première étape urgente vers une paix durable.