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Le septième octobre: ​​deux ans de guerre à Gaza, alors comment le Moyen-Orient a-t-il changé?

Publié le 7 octobre 2025 à 05h43. À l'approche du deuxième anniversaire de l'attaque du 7 octobre 2023, le Hamas a annoncé son acceptation du plan de paix proposé, tandis que la structure du conflit au Moyen-Orient semble…

Le septième octobre: ​​deux ans de guerre à Gaza, alors comment le Moyen-Orient a-t-il changé?

Publié le 7 octobre 2025 à 05h43. À l’approche du deuxième anniversaire de l’attaque du 7 octobre 2023, le Hamas a annoncé son acceptation du plan de paix proposé, tandis que la structure du conflit au Moyen-Orient semble radicalement transformée, marquée par des revers significatifs pour le Hezbollah et la chute du régime syrien de Bachar el-Assad.

  • Le Hamas a accepté le plan de paix proposé, ouvrant la voie à de nouvelles négociations.
  • Le Hezbollah a subi des pertes importantes en termes de capacités militaires et de sécurité, ainsi que des assassinats de cadres clés.
  • Le régime syrien de Bachar el-Assad est tombé, mettant fin à l’influence iranienne et des milices chiites dans le pays.

La région est en proie à une dynamique nouvelle, où Israël semble chercher à redéfinir la géopolitique du Moyen-Orient, selon des observateurs. Cette évolution intervient après une période de tensions croissantes et de conflits ouverts, qui ont profondément modifié les équilibres de pouvoir.

Selon Yaqoub Amidror, ancien conseiller à la sécurité nationale du gouvernement israélien, cette guerre est une confrontation entre Israël et la stratégie iranienne visant à encercler Israël par le biais de ses alliés. Il a déclaré :

« Cette guerre est une confrontation entre Israël et la stratégie iranienne basée sur la présence de ses agents autour d’Israël, et donc cette guerre n’est pas avec le Hamas, l’Iran ou le Hezbollah séparément, mais plutôt avec la structure complète que l’Iran a construite au cours des quarante dernières années. »

Yaqoub Amidror, ancien conseiller à la sécurité nationale du gouvernement israélien

Les combats dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, témoignent de l’ampleur des destructions. L’assassinat de cadres du parti et la neutralisation de ses communications ont affaibli considérablement l’organisation. L’écrivain et journaliste libanais Hazem Sagia estime que le Hezbollah n’a plus la capacité d’agir en raison de ce changement de rapport de force.

Dix jours après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le régime syrien de Bachar el-Assad est tombé le 8 décembre 2024, mettant fin à l’influence iranienne et des milices chiites en Syrie. Israël n’a pas directement participé à la chute du régime, mais la considère comme une conséquence des événements du 7 octobre. Des frappes aériennes israéliennes massives ont détruit les capacités militaires syriennes, qualifiées par Israël de plus grande opération aérienne de son histoire.

L’armée israélienne a rapidement pris le contrôle de zones frontalières dans le Golan syrien occupé et s’est avancée profondément en territoire syrien. Les nouveaux dirigeants syriens ont assuré les pays voisins de leur engagement à la stabilité, mais Israël reste sceptique, craignant que l’influence iranienne ne soit remplacée par celle de la Turquie.

Dans un contexte inédit, des habitants de la région d’As-Suwayda, majoritairement druzes, ont brandi des drapeaux israéliens lors de manifestations hebdomadaires, et le cheikh de la communauté a même appelé à la sécession de la Syrie. Cette situation reflète la fragmentation et les divisions profondes qui ont été exacerbées par les répercussions des événements du 7 octobre.

Après avoir sécurisé son front nord, Israël a lancé une offensive contre l’Iran le 12 juin 2025, une guerre qui a duré douze jours. Téhéran a riposté en bombardant des villes israéliennes avec des missiles, causant des dégâts importants. Cependant, l’Iran a subi des pertes considérables dans son arsenal de missiles à longue portée et son programme nucléaire, ainsi que la mort de scientifiques clés.

Israël a également mené une opération contre Doha, au Qatar, en raison de son rôle dans la médiation du conflit à Gaza. Après une suspension temporaire, le Qatar a repris son rôle de médiateur suite à des excuses de Benjamin Netanyahu et à son engagement à ne plus attaquer le Qatar.

Avi Shalim, historien israélien, estime que la politique actuelle d’Israël vise à changer la géographie politique de la région et à établir une domination militaire. Il a déclaré :

« L’objectif israélien est de changer la géographie politique de la région, donc Israël mène une guerre régionale, non seulement contre le Hamas, mais contre tous ses voisins et adversaires pour atteindre la domination militaire dans la région. »

Avi Shalim, historien israélien

Hazem Sagia partage ce point de vue, soulignant que l’Israël actuel s’oriente vers davantage de violence et d’oppression, tout en subissant des pertes d’image au niveau mondial. Il conclut que la région est confrontée à une spirale de violence qui nécessitera des décennies pour être surmontée.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.