Publié le 24 septembre 2025. Les actifs bancaires aux Émirats arabes unis affichent une croissance soutenue depuis le début de l’année, portée par une augmentation du crédit accordé aux secteurs public et privé, ainsi que par une hausse des dépôts des non-résidents.
- Les actifs bancaires ont progressé de 14 % sur neuf mois, atteignant environ 4 559 milliards de dirhams (environ 1 237 milliards d’euros) à fin septembre 2025.
- Le crédit total a augmenté de 2,5 %, s’élevant à environ 2 478 milliards de dirhams (environ 666 milliards d’euros) à la même date.
- Les dépôts bancaires ont également connu une hausse de 1,8 %, atteignant 3 186 milliards de dirhams (environ 857 milliards d’euros).
Cette dynamique positive reflète une confiance accrue dans l’économie émiratie et une activité économique soutenue. L’augmentation du crédit intérieur est particulièrement notable, avec une croissance significative des financements accordés aux entités liées à l’État et aux institutions financières non bancaires.
Selon les données disponibles, le crédit intérieur a augmenté de 43,9 milliards de dirhams (environ 11,8 milliards d’euros), tandis que le crédit extérieur a progressé de 17,6 milliards de dirhams (environ 4,7 milliards d’euros). Cette croissance du crédit intérieur s’explique par une hausse de 0,4 % des financements au secteur public, de 7,2 % pour les entités liées à l’État, de 1,5 % pour le secteur privé et de 9,1 % pour les institutions financières non bancaires.
Parallèlement, les dépôts bancaires ont augmenté de 1,8 %, s’élevant à 3 186 milliards de dirhams (environ 857 milliards d’euros) à fin septembre 2025. Cette progression est soutenue par une augmentation de 0,7 % des dépôts des résidents, atteignant plus de 2 891 milliards de dirhams (environ 778 milliards d’euros), et une hausse significative de 14,5 % des dépôts des non-résidents, qui s’élèvent désormais à 294,6 milliards de dirhams (environ 80 milliards d’euros).
L’analyse des dépôts des résidents révèle une situation contrastée : les dépôts du secteur public ont diminué de 0,5 %, ceux des entités liées au gouvernement de 0,1 %, tandis que les dépôts du secteur privé ont augmenté de 0,7 % et ceux des institutions financières non bancaires de 13,8 %.
En ce qui concerne la masse monétaire, la base monétaire a connu une légère baisse de 2,5 %, passant de 854,1 milliards de dirhams (environ 229 milliards d’euros) à fin août à 832,5 milliards de dirhams (environ 223 milliards d’euros) à fin septembre 2025. Cette diminution est principalement due à une baisse du compte de réserve des banques de 8,9 %, compensée en partie par une augmentation des monnaies émises de 0,9 %, des comptes courants et des dépôts à vue auprès de la Banque centrale de 2,4 % et des billets et certificats de dépôt islamiques de 0,9 %.
La masse monétaire totale « M1 » a augmenté de 0,4 %, passant d’environ 1 028 milliards de dirhams (environ 276 milliards d’euros) à environ 1 032 milliards de dirhams (environ 277 milliards d’euros), grâce à une augmentation des espèces en circulation hors banque de 1 % et des dépôts en espèces de 0,3 %. La masse monétaire « M2 » a également progressé de 1 %, atteignant environ 2 589 milliards de dirhams (environ 694 milliards d’euros), portée par une augmentation des dépôts quasi-espèces de 22,4 milliards de dirhams (environ 6 milliards d’euros). Enfin, la masse monétaire « M3 » a augmenté de 1,4 %, passant d’environ 3 079 milliards de dirhams (environ 824 milliards d’euros) à environ 3 123 milliards de dirhams (environ 837 milliards d’euros), grâce à la croissance de la masse monétaire « M2 » et à une augmentation des dépôts de l’État de 17,4 milliards de dirhams (environ 4,7 milliards d’euros).
Les avoirs extérieurs de la Banque centrale se sont établis à 977 milliards de dirhams (environ 262 milliards d’euros) à fin septembre, en légère augmentation par rapport aux 972,7 milliards de dirhams (environ 260 milliards d’euros) enregistrés à fin août. Ces avoirs se répartissent en 344,1 milliards de dirhams (environ 92 milliards d’euros) d’avoirs bancaires et de dépôts auprès des banques à l’étranger, 581 milliards de dirhams (environ 155 milliards d’euros) de titres étrangers et 52 milliards de dirhams (environ 14 milliards d’euros) d’autres avoirs extérieurs.
Le bilan de la Banque centrale a dépassé 1 011 milliards de dirhams (environ 270 milliards d’euros), réparti entre 466,2 milliards de dirhams (environ 125 milliards d’euros) pour les comptes courants et les dépôts, 300,4 milliards de dirhams (environ 80 milliards d’euros) pour les effets de trésorerie et les certificats de dépôt islamiques, 165,6 milliards de dirhams (environ 44 milliards d’euros) pour les billets et pièces émis, 29,1 milliards de dirhams (environ 8 milliards d’euros) pour les autres passifs et 44,2 milliards de dirhams (environ 12 milliards d’euros) pour le capital et les réserves.
Du côté des actifs, le bilan de la Banque centrale se compose de 221,4 milliards de dirhams (environ 60 milliards d’euros) en espèces et avoirs bancaires, 138,1 milliards de dirhams (environ 37 milliards d’euros) en dépôts, 607,7 milliards de dirhams (environ 163 milliards d’euros) en placements et 44,7 milliards de dirhams (environ 12 milliards d’euros) en autres actifs.
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