Publié le 24 novembre 2025 à 12h48. La croissance économique américaine devrait connaître une légère accélération l’année prochaine, mais la création d’emplois restera modérée et la Réserve fédérale devrait adopter une approche prudente en matière de baisse des taux d’intérêt.
- Une croissance de 2 % et une inflation de 2,9 % sont prévues pour 2026.
- Les droits de douane instaurés par l’administration Trump pourraient freiner la croissance.
- La Réserve fédérale devrait réduire ses taux d’intérêt d’un quart de point en décembre.
Selon une enquête menée auprès de professionnels et d’analystes de marché par la National Association for Business Economics (NABE), l’économie américaine devrait croître de 2 % l’année prochaine, une légère amélioration par rapport aux 1,8 % estimés en octobre et aux 1,3 % anticipés en juin. Cette croissance serait tirée par une augmentation des dépenses des ménages et des investissements des entreprises.
Cependant, l’enquête souligne que cette dynamique pourrait être atténuée par les nouvelles taxes à l’importation mises en place par l’administration Trump. Les experts estiment que ces mesures pourraient réduire la croissance d’au moins 0,25 point de pourcentage.
« Les personnes interrogées citent les ‘impacts tarifaires’ comme le plus grand risque à la baisse pour les perspectives économiques américaines, compte tenu à la fois de la probabilité d’occurrence et de l’impact potentiel », indique l’enquête.
Le durcissement des politiques d’immigration est également perçu comme un facteur susceptible de freiner la croissance, tandis que l’augmentation de la productivité est considérée comme un élément susceptible de stimuler l’économie au-delà des prévisions.
L’inflation devrait s’établir à 2,9 % à la fin de l’année, légèrement inférieure aux 3 % prévus lors de l’enquête d’octobre. Elle ne devrait diminuer que modestement pour atteindre 2,6 % l’année prochaine, les droits de douane contribuant entre 0,25 et 0,75 point de pourcentage à ce chiffre.
La création d’emplois devrait rester modeste, avec une moyenne d’environ 64 000 nouveaux emplois par mois, un rythme plus rapide que cette année, mais inférieur aux normes récentes. Le taux de chômage devrait atteindre 4,5 % au début de 2026 et se stabiliser à ce niveau pour le reste de l’année.
Dans ce contexte, la Réserve fédérale devrait procéder à une première baisse des taux d’intérêt d’un quart de point en décembre. Cependant, elle ne devrait réduire ses taux que de 0,5 point de pourcentage l’année prochaine, se rapprochant ainsi d’un niveau considéré comme neutre pour la politique monétaire.
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