L’État de New York va autoriser le suicide assisté, devenant ainsi le treizième État américain à légaliser cette pratique controversée. La gouverneure Kathy Hochul devrait promulguer le projet de loi dans les prochains jours, malgré l’opposition virulente des dirigeants catholiques.
Kathy Hochul a annoncé sa décision après que les législateurs eurent ajouté des « garde-corps » au texte initial, sans toutefois préciser la nature de ces modifications. Elle a qualifié ce choix de « décision incroyablement difficile », soulignant qu’il visait à permettre aux personnes en fin de vie de « raccourcir non pas leur vie, mais leur mort », et donc de souffrir moins.
« Il s’agit de donner aux gens la possibilité de mettre fin à leurs souffrances », a déclaré la gouverneure dans un communiqué. L’ancienne étudiante de l’Université catholique d’Amérique a reconnu la complexité éthique de cette loi, mais a estimé qu’elle répondait à un besoin pour les personnes confrontées à des douleurs insupportables et à une mort imminente.
Les détails précis des critères d’éligibilité et des procédures encadrant le suicide assisté n’ont pas été immédiatement divulgués. À ce stade, on sait que le projet de loi exige un diagnostic médical confirmant une espérance de vie limitée et une capacité mentale à prendre une décision éclairée.
Cette décision intervient après des années de débat intense à New York sur la question de la fin de vie. Les opposants, notamment l’Église catholique, craignent que cette loi ne conduise à des abus et ne dévalorise la vie humaine. Ils estiment que les soins palliatifs devraient être privilégiés pour soulager la souffrance des patients.