Publié le 6 décembre 2025 14:41:00. Le Parti travailliste britannique a revu les règles d’accès à sa Conférence des femmes suite à une décision de justice récente, excluant désormais les femmes trans des débats formels mais leur permettant de participer aux événements périphériques.
- Les femmes trans ne pourront plus participer aux discours et aux débats politiques lors de la session principale de la Conférence des femmes travaillistes.
- Cette décision fait suite à un jugement de la Cour suprême définissant la femme en fonction de son sexe biologique en matière de législation sur l’égalité.
- Le parti affirme que cette nouvelle organisation vise à concilier le respect de la loi et l’accessibilité à l’événement.
La décision du Parti travailliste intervient après une révision juridique complète de sa politique concernant la Conférence des femmes, initialement annulée pour 2025. Auparavant, le parti autorisait l’auto-identification comme femme, permettant ainsi aux femmes trans de participer pleinement à l’événement et de bénéficier de mesures de discrimination positive.
Un porte-parole du parti a déclaré que cette nouvelle approche reflète « notre engagement à lutter contre la sous-représentation des femmes au sein du Parti et à respecter la loi ». La Conférence des femmes, traditionnellement organisée la veille de la conférence annuelle du parti, reprendra en 2026 avec ces nouvelles règles de participation.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de réflexion gouvernementale sur l’application de la loi sur l’égalité suite à la décision de la Cour suprême. Un nouveau code de bonnes pratiques est en cours d’élaboration par la Commission pour l’égalité et les droits de l’homme (EHRC) et doit être soumis à l’approbation ministérielle.
La ministre de l’Égalité, Bridget Phillipson, a reçu le projet de code il y a trois mois, mais a indiqué qu’elle prendrait le temps nécessaire pour garantir sa pertinence. L’EHRC avait précédemment appelé le gouvernement à approuver rapidement ces directives.
La baronne Falkner de Margravine, directrice sortante de l’EHRC, avait exprimé sa conviction quant à la légalité des directives et suggéré que le retard pourrait être dû à des craintes politiques. Elle avait déclaré, selon The Times, qu’elle était « absolument certaine » de leur validité juridique. Elle avait également souligné que ce retard avait créé une « zone grise » autour des espaces non mixtes, avec des interprétations variables de la part des différentes organisations.
En réponse, un porte-parole du gouvernement a affirmé qu’il était essentiel de prendre le temps nécessaire pour produire des directives juridiquement solides, soulignant qu’une approche précipitée et imparfaite serait « complètement catastrophique et échouerait pour les femmes de notre pays ».
