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Les frappes aériennes israéliennes tuent 27 personnes à Gaza alors que le fragile cessez-le-feu s’effiloche

De nouvelles frappes aériennes israéliennes sur la bande de Gaza ont fait au moins 27 morts mercredi, relançant les tensions alors qu'Israël et le Hamas s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu en vigueur. Parallèlement, Israël a intensifié ses…

Les frappes aériennes israéliennes tuent 27 personnes à Gaza alors que le fragile cessez-le-feu s’effiloche

De nouvelles frappes aériennes israéliennes sur la bande de Gaza ont fait au moins 27 morts mercredi, relançant les tensions alors qu’Israël et le Hamas s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu en vigueur. Parallèlement, Israël a intensifié ses attaques contre le Hezbollah au Liban, malgré une trêve de plusieurs mois.

Selon l’agence de défense civile de Gaza, qui opère sous l’autorité du Hamas, quatorze personnes ont péri dans la ville de Gaza, au nord du territoire, et treize dans la région de Khan Younis, au sud. Deux hôpitaux contactés par l’Agence France-Presse ont confirmé ces bilans.

L’armée israélienne justifie ces frappes par des tirs de militants sur une zone où opéraient ses troupes dans le sud de la bande de Gaza, dénonçant une « violation de l’accord de cessez-le-feu ». Le Hamas a réfuté ces accusations, qualifiant les attaques d’« escalade dangereuse » susceptible de compromettre la trêve, globalement respectée depuis le 10 octobre malgré des épisodes de violence.

Les témoignages de civils soulignent l’ampleur du désespoir. Ahraf Abu Sultan, 50 ans, a raconté à l’AFP être rentré chez lui dans la ville de Gaza avec sa famille dimanche, après un an de déplacement. « Nous avions à peine réussi à réparer une pièce de notre maison détruite pour essayer de nous installer il y a deux jours à peine, et les bombardements et les morts ont recommencé. Ils ne nous laissent même pas une chance de respirer », a-t-il déclaré.

Nivine Ahmed, une autre habitante de la ville de Gaza, a décrit un moment de terreur : « J’étais en train de discuter avec un voisin lorsque les bombardements israéliens ont tout bouleversé en une seconde. Nous avons entendu le bruit des explosions et vu la fumée s’élever. Les gens couraient et les sirènes des ambulances hurlaient, emportant les victimes. La prochaine fois, le missile pourrait tomber sur nous. »

Ces frappes constituent le bilan quotidien le plus lourd depuis l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu le 29 octobre, date à laquelle plus de 100 personnes avaient été tuées dans des frappes israéliennes, selon les chiffres de la défense civile et les données recueillies par l’AFP auprès de cinq hôpitaux de Gaza. Depuis le début de la trêve, plus de 280 Palestiniens ont été tués dans des frappes israéliennes ciblant ce que l’armée considère comme des objectifs du Hamas, selon le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas.

La trêve actuelle repose sur un accord négocié par les États-Unis, qui prévoyait également le retour en Israël des 48 derniers otages détenus par les militants. Bien que tous les otages vivants aient été libérés en début de cessez-le-feu, le processus de rapatriement des corps des otages décédés est plus lent, et les dépouilles de trois otages restent encore à Gaza.

La mise en œuvre de la deuxième phase du plan de paix présenté par l’ancien président américain Donald Trump n’a pas encore été convenue, notamment en ce qui concerne le désarmement du Hamas, la mise en place d’une autorité de transition et le déploiement d’une force internationale de stabilisation. Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté lundi un projet de résolution américain approuvant ce plan, bien que le Hamas l’ait rejeté, estimant qu’il ne répondait pas aux « demandes politiques et humanitaires » des Palestiniens.

La guerre a été déclenchée par l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a fait 1 221 morts. Les représailles israéliennes contre Gaza ont causé la mort d’au moins 69 513 personnes, selon les chiffres du ministère de la Santé de Gaza, que l’ONU considère comme fiables.

Par ailleurs, Israël a mené mercredi plusieurs frappes dans le sud du Liban, ciblant des installations de stockage d’armes du Hezbollah. L’armée israélienne accuse le groupe, soutenu par l’Iran, de tenter de reconstituer ses capacités militaires. Ces raids interviennent après une frappe qui a fait 13 morts au Liban, l’attaque la plus meurtrière dans le pays depuis l’entrée en vigueur de la trêve en novembre dernier.

Enfin, les plus hauts responsables israéliens ont visité les troupes israéliennes stationnées en Syrie, dans une zone tampon destinée à séparer les forces des deux pays. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que leur présence était d’une « immense importance » pour la sécurité d’Israël. Damas a fermement condamné cette visite, la qualifiant de « grave violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie ».

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.