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Les interprètes en langue des signes disent que le travail peut être un « coup de fouet émotionnel »

Publié le 24 septembre 2025 10h30. Une nouvelle formation en interprétation en Langue des Signes Française (LSF) et en Langue des Signes Irlandaise (LSI) ouvre ses portes, offrant une opportunité unique aux sourds et aux entendants de se…

Les interprètes en langue des signes disent que le travail peut être un « coup de fouet émotionnel »

Publié le 24 septembre 2025 10h30. Une nouvelle formation en interprétation en Langue des Signes Française (LSF) et en Langue des Signes Irlandaise (LSI) ouvre ses portes, offrant une opportunité unique aux sourds et aux entendants de se professionnaliser dans un domaine crucial pour l’accessibilité.

  • Une étudiante sourde, déjà bilingue en LSF et LSI, souligne l’importance d’une qualification formelle pour améliorer l’accès aux services pour la communauté sourde.
  • La formation, qui compte 17 participants, est un mélange d’utilisateurs de LSF et LSI, d’interprètes en devenir et d’étudiants sourds et entendants.
  • Caroline Doherty témoigne de l’impact positif de cette formation, où elle se sent enfin sur un pied d’égalité avec ses camarades entendants.

Caroline Doherty, étudiante sourde maîtrisant déjà la Langue des Signes Britannique (BSL) et la Langue des Signes Irlandaise (LSI), a décidé de se lancer dans une formation d’interprétation suite à son expérience personnelle et à son engagement auprès de la communauté sourde. Elle a constaté les difficultés rencontrées par ses amis pour accéder aux services essentiels, en raison du manque d’interprètes qualifiés.

« Nous avons une compréhension innée de la langue que nous utilisons, et nous pouvons l’utiliser pour influencer et apporter des changements », explique-t-elle. Elle ajoute :

« Nous pouvons partager nos compétences, en tirer des leçons et en apprendre davantage sur le métier d’interprète. »

Caroline Doherty, étudiante

Cette nouvelle formation rassemble une cohorte diversifiée de 17 étudiants. On y retrouve des utilisateurs de LSF et de LSI, des interprètes déjà en exercice souhaitant se perfectionner, ainsi que des étudiants sourds et entendants désireux de s’engager dans cette profession. Cinq des participants sont eux-mêmes sourds, dont Caroline Doherty.

« Je ne peux pas vous dire à quel point cette formation est précieuse », confie Caroline Doherty. Elle poursuit :

« C’est la première fois que je me sens sur un pied d’égalité avec mes camarades entendants. »

Caroline Doherty, étudiante

L’accès aux services reste un défi majeur pour la communauté sourde. Caroline Doherty relate une expérience récente où un rendez-vous médical a été annulé à quatre reprises, faute de disponibilité d’un interprète. Elle exprime son indignation :

« Je ne trouve pas cela juste. Je ne peux pas vivre comme ça. Je travaille à temps plein, je cotise, je suis une citoyenne contribuable. Je devrais avoir les mêmes droits que tout le monde. »

Caroline Doherty, étudiante

Cette formation représente donc une avancée significative pour l’accessibilité et l’inclusion des personnes sourdes, en formant une nouvelle génération d’interprètes sensibilisés à leurs besoins spécifiques.

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À propos de l’auteur: Camille Renault

Camille Renault couvre le sport français et international, avec une attention particulière au football, au rugby, au tennis et aux grands rendez-vous de compétition. Son écriture conjugue précision, rythme et sens du résultat.