La lutte contre le changement climatique est au cœur des débats à Belém, au Brésil, où se tient la 30e Conférence des Parties (COP30) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Les engagements pris et les divergences observées pourraient déterminer si le monde parviendra à limiter le réchauffement climatique et à protéger les populations les plus vulnérables.
La question de la réduction des combustibles fossiles, tels que le charbon, le pétrole et le gaz, domine les discussions. Le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, a lancé un appel pressant à tous les pays pour qu’ils élaborent une « feuille de route » concrète pour abandonner ces énergies, conformément aux promesses faites il y a deux ans. À ce stade, 17 nations, dont la Colombie, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France, ainsi que des groupes de défense de l’environnement, soutiennent cette initiative. Cependant, les principaux pays producteurs de pétrole restent réticents.
Selon la coalition Kickout the Big Polluters (KBPO), plus de 1 600 lobbyistes représentant l’industrie des combustibles fossiles ont été autorisés à participer à la COP30, un nombre supérieur de 60 % à celui des délégués des 10 pays les plus exposés aux risques climatiques. Cette présence massive soulève des questions sur l’influence de ces acteurs sur les négociations.
Parallèlement, un « Plan d’action pour la santé de Belém » (BHAP) a été présenté, visant à renforcer les systèmes de santé face aux conséquences croissantes du changement climatique, telles que les vagues de chaleur, les inondations et les sécheresses. Soutenu par 30 pays et 50 organisations de la société civile, ce plan bénéficiera d’un financement initial de 300 millions de dollars (environ 437,9 milliards de KRW) grâce à la contribution de plusieurs fondations philanthropiques.
La préservation des forêts tropicales humides est également un enjeu majeur. Le Brésil a annoncé le lancement du « Fonds permanent pour les forêts tropicales humides » (TFFF), avec un objectif de financement de 125 milliards de dollars (environ 182,4 milliards de KRW). La Norvège s’est engagée à fournir 3 milliards de dollars (environ 4,4 milliards de KRW) sur les dix prochaines années, tandis que le Brésil et l’Indonésie ont promis chacun 1 milliard de dollars (environ 1,5 milliard de KRW). Toutefois, la Chine, premier émetteur de gaz à effet de serre, a pour l’instant refusé de contribuer financièrement, invoquant le principe des « responsabilités communes mais différenciées ».
L’absence d’une délégation américaine de haut niveau est notable. Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, présent à Belém, a vivement critiqué l’ancien président Donald Trump, le qualifiant de « menace invasive » pour l’action climatique. « La politique climatique de l’administration Trump a été une décision insensée », a-t-il déclaré, exprimant son inquiétude face à la montée en puissance de la Chine dans le secteur des énergies propres.
La COP30 a également vu l’adoption d’une « Déclaration sur l’intégrité de l’information sur le changement climatique », un engagement international visant à lutter contre la désinformation et à promouvoir des informations factuelles. Treize pays, dont le Brésil, le Canada, la France et l’Allemagne, ont signé cette déclaration.
L’Éthiopie a été désignée comme pays hôte de la COP32 en 2027. Le choix du pays hôte de la COP31, qui se tiendra l’année prochaine, reste en suspens, l’Australie et la Turquie étant en compétition. Si aucun accord n’est trouvé, la conférence se tiendra au siège de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques à Bonn, en Allemagne.
Les organisateurs se montrent optimistes quant à la possibilité de conclure les travaux dans les délais prévus, mais l’histoire des COP précédentes suggère que des prolongations sont fréquentes. Seules trois conférences sur le climat se sont achevées à temps jusqu’à présent.
À retenir
- La réduction des combustibles fossiles reste un point de blocage majeur, malgré l’appel du Brésil à une action concrète.
- Un plan d’action pour la santé face au changement climatique a été lancé, avec un financement initial important.
- L’absence des États-Unis et la réticence de la Chine à contribuer financièrement à la préservation des forêts soulignent les défis de la coopération internationale.
Contexte
La COP (Conférence des Parties) est une réunion annuelle des pays signataires de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Ces conférences visent à évaluer les progrès réalisés dans la lutte contre le réchauffement climatique et à définir de nouvelles mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Ce qui change
Les décisions prises à la COP30 auront un impact sur les politiques climatiques nationales et internationales, ainsi que sur le financement de projets de lutte contre le changement climatique et d’adaptation à ses effets. Les populations les plus vulnérables, en particulier dans les pays en développement, sont les plus susceptibles de ressentir les conséquences de l’inaction.
Prochaines étapes
Il faudra surveiller l’évolution des négociations concernant la réduction des combustibles fossiles et la mobilisation de financements pour la préservation des forêts. La rencontre prévue entre le président brésilien Lula et le président chinois Xi Jinping lors du sommet du G20 pourrait être décisive pour obtenir l’engagement de la Chine envers le Fonds permanent pour les forêts tropicales humides.
Chiffres clés
- 1 600+ Nombre de lobbyistes de l’industrie des combustibles fossiles présents à la COP30.
- 300 millions de dollars Financement initial du Plan d’action pour la santé de Belém (environ 437,9 milliards de KRW).
- 125 milliards de dollars Objectif de financement du Fonds permanent pour les forêts tropicales humides (environ 182,4 milliards de KRW).